L'été pourri du sport espagnol

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L'été pourri du sport espagnol
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COUP DUR - En quelques semaines, le sport espagnol a accumulé plusieurs déceptions d'envergure.

Espagne-Etats-Unis : l'affiche de la finale de la première Coupe du monde de basket (le Mondial s'est doté cette année d'un nouveau format, avec élimination directe dès les huitièmes de finale, et d'un nouveau nom, ndlr), était déjà écrite d'avance. Même la Fiba, organisatrice de la compétition, avait pris soin de mettre les favoris dans deux parties distinctes du tableau. Oui, mais voilà, l'Espagne, qui présentait la plus belle génération de son histoire avec Pau Gasol en figure de proue, a failli, avec une défaite aussi inattendue que douloureuse face à l'équipe de France de Boris Diaw, mercredi, en quarts de finale (65-52). "Bajoncesto" ("baisse-ketball") a ainsi titré le quotidien Marca, le seul à offrir sa Une à cette désillusion d'envergure, "la nuit la plus triste du basket espagnol".

Le basket après le football. "Nous pensions avoir déjà gagné ce quart, tout le monde pensait déjà à la suite et... Voilà ce qui s'est passé. Rien n'a fonctionné comme nous le voulions", a regretté Juan Carlos Navarro, le capitaine espagnol. "Les Français ont bien mieux préparé le match que nous. Ils ont mieux joué, avec beaucoup plus de cervelle."

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Cette défaite espagnole face aux Bleus est intervenue après un autre revers concédé par l'Espagne face à la France, en football cette fois, en match amical (1-0). Sans imagination, l'équipe de Vicente del Bosque avait manqué sa reprise, deux mois après un Mondial raté dans les grandes largeurs, avec une élimination dès le premier tour, avec deux défaites cuisantes, contre les Pays-Bas (1-5) puis face au Chili (0-2). Entre l'Espagne qui perd sa couronne dès le deuxième match et celle qui s’effondre à domicile en quarts de finale contre une France amoindrie, il y a match.

Roja Espagne

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Nadal et Alonso aussi. Porte-étendards de l'Espagne toute puissante entre 2008 et 2012 (deux Euros et une Coupe du monde pour l'Espagne du foot, un Euro et deux médailles d'argent olympiques pour l'Espagne du basket), les deux sélections ont failli cet été. Excès de confiance ? Fin de cycle ? Un peu de tout ça sans doute. En dehors des deux Rojas, les autres représentants du sport espagnol triomphant - Rafael Nadal, Fernando Alonso et Alberto Contador -, ont également eu un été compliqué. Après son succès à Roland-Garros, Nadal a été éliminé dès les huitièmes de finale de Wimbledon par le modeste Australien Nick Kyrgios, a perdu sa place de n°1 mondial et a été contraint de déclarer forfait pour l'US Open sur blessure. De son côté, Alonso se bat avec une Ferrari incapable de rivaliser avec les Mercedes et n'a plus gagné un Grand Prix de F1 depuis le 12 mai 2013. Enfin, Contador a abandonné sur le Tour de France après une chute dans les Vosges.

Mais attention, le "Pistolero" pourrait bien remporter dimanche son troisième Tour d'Espagne et apporter un peu de baume au coeur au sport espagnol, qui continue par ailleurs de briller sur d'autres terrains. En MotoGP, le jeune prodige Marc Marquez, 21 ans, a remporté 11 des 12 Grands Prix de la saison. Et le seul qu'il n'a pas remporté, c'est un autre Espagnol, Dani Pedrosa, qui l'a gagné.