Basket : il faut sauver le soldat Roanne

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Basket : il faut sauver le soldat Roanne
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APPEL AUX DONS - Le club, endetté, lance vendredi une souscription publique. Montant espéré : 140 000 euros.

Le club de basket de Roanne, qui évolue actuellement en Pro B (la deuxième division nationale, ndlr), lance vendredi une souscription publique, "ouverte à toutes les personnes physiques, aux particuliers mais aussi aux entreprises", pour tenter de récupérer 140.000 euros, somme nécessaire pour tenir à flot son centre de formation.

Un trou de 680.000 euros. Un titre de champion de France n’est pas gage de réussite les années suivantes. La Chorale de Roanne est en train d'en faire l’amère expérience. Titrée en 2007 avec à la clé une participation à la prestigieuse Euroligue, la formation rhodanienne s’est peu à peu étiolée jusqu’à une relégation sportive, l’an passé, en Pro B. Tout s’est ensuite enchaîné.

Daniel Perez, président de Roanne (960x640)

"C’est arrivé d’un coup", se désole au micro d’Europe 1 le président du club Daniel Perez, arrivé à la tête de la Chorale en juin dernier. "Le club professionnel a connu une perte de 680.000 euros, à laquelle s’est ajoutée la relégation en Pro B. On est dans une impasse de trésorerie. On ne roule pas sur l’or, et dès qu’un rouage ne fonctionne pas - baisse de fréquentation, baisse du sponsoring -, cela devient complexe. Nous n’avons pas eu les reins assez solides pour l’assumer."

Le centre de formation en danger. Conséquence : Roanne ne peut plus financer son centre de formation, pourtant réputé - cinq joueurs qui en sont issus évoluent actuellement dans les équipes de France jeunes - et pourvoyeur d’internationaux, à l'instar Adrien Moerman. "On ne peut plus financer la section amateur et, in fine, le centre de formation", déplore le directeur sportif de la Chorale Raphaël Gaume au micro Europe 1. "Honnêtement, il y a urgence. On ne fait pas ça par hasard, on y réfléchit depuis longtemps." Et si le club n’a plus de centre de formation, il signe son arrêt de mort. C’est une obligation d’en avoir un. Ou sinon, il faut pouvoir jouer avec un certain nombre de joueurs de moins de 23 ans", rappelle Daniel Perez.

Les joueurs et les supporters font front. Face à cette situation délicate, le basket français a apporté son soutien - du moins moral -  à Roanne. "Tous les président de club que j’ai croisés m’ont soutenu et n’ont pas envie que Roanne disparaisse du basket national", souligne Daniel Perez, qui s’est engagé personnellement à apporter, grâce à ses amis et ses relations, entre 50 et 60.000 euros.

Les supporters aussi ont montré de nombreux signes de soutien, tout comme les joueurs. "Même les recrues, qui ont été mises au courant de la situation délicate du club, ont tenu à nous donner un coup de main". Des supporteurs qui soutiennent également leur club dans la tempête et qui donneront vendredi soir de la voix face à Fos-sur-Mer pour aider la Chorale dans cette période difficile.