L’OM, cet habitué (français) des finales européennes

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L’OM, cet habitué (français) des finales européennes
En 1993, l'OM de Didier Deschamps et Franck Sauzée remporte la Ligue des champions. Une performance toujours unique dans l'histoire des clubs français. @ AFP
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L'OM disputera sa cinquième finale de coupe d'Europe mercredi soir en Ligue Europa, face à l'Atlético Madrid. Trois des quatre premières se sont soldées par des défaites.

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Des heures de queue pour acheter des billets, un dispositif de sécurité "exceptionnel", deux fois plus important que lors des matches de l'Euro-2016, et toute une ville comptant les heures jusqu'au coup d'envoi… Depuis près de deux semaines, Marseille bouillonne. Au terme d'une épopée exemplaire de combativité, l'OM disputera la finale de la Ligue Europa, mercredi soir à Lyon. Certes, son adversaire, l'Atlético Madrid, fait figure de grand favori. Mais "c'est sur un match, on va être chez nous à Lyon, on aura le peuple marseillais derrière nous…", souligne l'entraîneur Rudi Garcia. "Et une partie de la France qui se reconnaît dans les valeurs de cette équipe." Les valeurs, mais aussi l'histoire : cette finale est la cinquième du club phocéen en Coupe d'Europe, un record dans l'Hexagone.


1991 : Basile Boli pleure à Bari...

L'histoire des finales européennes de l'OM commence mal, face à l'Etoile Rouge de Belgrade en Ligue des Champions. En 1991, le palmarès des clubs français est totalement vierge, un comble alors que le pays a inventé les coupes d'Europe. Jean-Pierre Papin et Chris Waddle entendent bien briser la malédiction… Mais rien n'y fait. Atones, incapables de marquer, les Marseillais s'inclinent aux tirs au but (0-0, 5-3 t.a.b.) dans la tristesse d'un stade San Nicola de Bari même pas rempli, et dans les larmes de Basile Boli.

                

1993 : … puis marque l'histoire à Munich

Deux ans plus tard, le même puissant défenseur central est le héros de la plus grande victoire du football français de club. Il ne le sait pas encore, mais la photo de son coup de tête décroisé sur corner, juste avant la mi-temps, sera accrochée au mur de milliers de commerces et logements marseillais. Cette fois, l'OM a retenu la leçon et bat l'immense AC Milan (1-0) à Munich. Après avoir perdu la finale dont il était le favori, l'Olympique de Marseille gagne celle dont il était l'outsider. Dans les rues de la cité phocéenne, la fête est immense.

1999 : Parme était trop puissant

En 1999, l'OM renoue avec les finales européennes, cette fois en Coupe de l'UEFA, l'ancêtre de la Ligue Europa… mais pas pour le meilleur. À Moscou, contre Parme, le match est vérolé d'entrée par une passe en retrait ratée du capitaine Laurent Blanc pour le gardien Stéphane Porato, qui coûte l'ouverture du score aux Marseillais. L'équipe de Rolland Courbis, déjà décimée par les suspensions dues à la bagarre de la fin de la demi-finale à Bologne (1-1, 0-0 à l'aller), ne s'en remettra pas et laisse filer la Coupe (3-0)               

2004 : Drogba impuissant face à Valence

Cinq ans plus tard, la Coupe de l'UEFA échappe encore à l'OM à Göteborg et file à Valence (2-0). Le match laisse un souvenir amer aux Marseillais de José Anigo, avec la double peine pour Fabien Barthez : penalty et carton rouge juste avant la mi-temps. Didier Drogba, la star de l'équipe qui avait emmené l'OM jusqu'en finale, est trop juste physiquement sur ce match, touché à la hanche.

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En 2004, Didier Drogba et les Marseillais s'inclinent face à Valence. Crédit photo : AFP


Cinq finales en huit ans pour l'Atlético

Les adversaires de l'OM sont également habitués des sommets du football européen, dans un passé plus proche : ils ont disputé cinq finales ces huit dernières années, dont deux en Ligue des Champions (2014 et 2016). À chaque fois, les coéquipiers d'Antoine Griezmann sont passés à côté de peu face au Real Madrid.