Ligue 1 : le match OM-OL interrompu après des jets de projectiles

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Ligue 1 : le match OM-OL interrompu après des jets de projectiles
Le gardien de l'OL Anthony Lopes montre les bouteilles de bière qui ont atterri dans sa surface.@ Capture d'écran Canal+
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INCIDENTS - Le choc de la 6e journée entre l'OM et l'OL a été interrompu de longues minutes après des jets de projectiles.

Le choc "olympique" entre l'OM et l'OL, dimanche soir, au Stade Vélodrome de Marseille, a été interrompu peu après l'heure de jeu après de de multiples jets de projectiles visant les joueurs lyonnais. Un premier arrêt de jeu a eu lieu en début de deuxième période quand Mathieu Valbuena, malmené par les supporters mais aussi les joueurs marseillais, a dû être protégé pour pouvoir tirer un corner. Quelques minutes plus tard, après un carton jaune (sévère) reçu par Benjamin Mendy pour simulation dans la surface de réparation, le portier lyonnais Anthony Lopes a été la cible d'objets divers et variés dont des bouteilles en verre. L'arbitre a alors logiquement décidé d'interrompre la rencontre à la 63e minute de jeu. L'OL menait alors 1-0 sur un penalty d'Alexandre Lacazette. Le jeu a repris après une grosse vingtaine de minutes d'interruption.

"Ici, c'est injouable." Le président de l'OL, Jean-Michel Aulas a évidemment regretté ces incidents. "A partir du moment où la sécurité des joueurs, des arbitres et des dirigeants n'est plus assurée, il ne faut pas reprendre le match", a-t-il considéré à chaud au micro de Canal+. "Ici, c'est injouable." Son homologue marseillais, Vincent Labrune a lui préféré critiquer en creux l'arbitrage de Ruddy Buquet. "Il y a des situations dans la vie où ne sait pas si on doit en rire et en pleurer", a-t-il relevé. "Il y a eu malheureusement un ou deux faits de jeu qui ont engendré des débordements et le jet de deux-trois bouteilles. Nous prendrons nos responsabilités pour ces incidents. Mais chacun doit les prendre, à la Fédération, à la direction de l'arbitrage mais aussi à l'Olympique lyonnais." Voilà qui promet des semaines agités devant les différentes commissions, sachant que ces incidents ne devraient pas rester sans suite.