L'arrêté interdisant le MMA en France attaqué devant le Conseil d'Etat

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L'arrêté interdisant le MMA en France attaqué devant le Conseil d'Etat
Le 23 octobre était paru au Journal Officiel un arrêté redéfinissant les "règles techniques et de sécurité applicables aux manifestations publiques de sports de combat". @ AFP
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L'arrêté ministériel du 3 octobre, interdisant notamment la pratique du Mixed Martial Arts (MMA) en France, est l'objet d'un recours en annulation auprès du Conseil d'État déposé par la Confédération française de MMA.

L'arrêté ministériel du 3 octobre, interdisant notamment la pratique du Mixed Martial Arts (MMA) en France, est l'objet d'un recours en annulation auprès du Conseil d'État. Cette demande d'annulation a été déposée au nom de la Confédération française de MMA présidée par Bertrand Amoussou, a précisé Maitre Tatiana Vassine, avocate de la CFMMA.

S'attaquer au MMA (sans le nommer). Le 23 octobre était paru au Journal Officiel un arrêté redéfinissant les "règles techniques et de sécurité applicables aux manifestations publiques de sports de combat". Ce texte, sans mentionner le MMA, vise toutefois clairement cette discipline très contestée en interdisant les "coups de poings, coups de pieds, coups de coudes et coups de genoux visant un combattant au sol", gestes caractéristiques du MMA et obligeant les combats à avoir lieu sur un tapis ou un ring, quand le MMA se déroule dans une cage octogonale.

De 40 à 50.000 pratiquants en France. L'arrêté stipule également que les combats doivent être affiliés à une fédération sportive reconnue par l'État, ce qui n'est pas le cas du MMA. Le 8 novembre, un rapport parlementaire commandé en mai par le Premier ministre Manuel Valls, prônait cependant la légalisation sous observation de cette discipline qui compterait en France quelque 40 à 50.000 pratiquants. Ses auteurs, le député Patrick Vignal (PS/Hérault) et le sénateur Jacques Grosperrin (LR/Doubs) avaient encouragé les partisans de la légalisation du MMA dans leur volonté de déposer un recours contre l'arrêté ministériel.