Reims-Bastia : Gilles Simeoni évoque un "racisme anti-corse"

  • A
  • A
1162 partages

FOOTBALL - Le président du conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Corse a réagi sur Europe 1 aux violences entre la police et des supporters de Bastia, ce week-end.

INTERVIEW -

Tout est parti d'un match de football. Samedi soir, un supporter de Bastia a été blessé à l’œil lors d'échauffourées avec la police, après un match du club corse contre Reims. De nouveaux incidents ont ensuite éclaté dimanche soir, à Bastia cette fois-ci, lorsqu'un rassemblement de soutien au supporter a été organisé. Lundi, c'était au tour des lycées mais aussi des universités bastiais de rejoindre le mouvement de contestation. "Je suis en désaccord total avec ces violences", a déclaré Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Corse, au micro d'Europe 1 lundi

Doutes autour de la version de la police. "Le sport c'est la fête, ce ne doit pas être la violence, la haine, les insultes et l'exclusion". Mais tout en appelant à "un retour rapide et immédiat à l'apaisement", l'indépendantiste a expliqué "douter de la version" des événements du samedi soir livrée par les autorités. Selon la police en effet, la blessure à l’œil du jeune supporter n'a pas été causée par un tir de flash-ball des forces de l'ordre, qui n'auraient tiré qu'une seule fois, très loin de lui.

Une enquête indépendante. Mais Gilles Simeoni n'est pas convaincu : "les blessures graves de ce jeune homme sont beaucoup plus compatibles avec un tir de flash-ball qu'avec une chute. Il y a des témoignages concordants qui disent que de nombreux policiers auraient eu des gestes violents." L'élu corse a mis ces débordements sur le compte du "racisme anti-corse". "Cela existe, c'est regrettable", a t-il dénoncé, appelant à ouvrir rapidement une "enquête indépendante et impartiale" pour en savoir plus sur le déroulé exact des événements.