Emmanuel Petit : "On m'a réduit à un objet sexuel, ça ne m'a pas déplu"

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A l'occasion de la sortie d'un troisième livre, Emmanuel Petit s'est livré sans détour sur la période qui a suivi la victoire de 98 et notamment son succès rencontré auprès des femmes.

INTERVIEW

S'il faut encore présenter Emmanuel Petit, on peut rembobiner à ce moment précis du 12 juillet 98. Quand, cheveux blonds et longs, il est le joueur de l'équipe de France de football à aligner un troisième but face au Brésil en finale de la Coupe du monde. Le champion qui vient de publier son troisième livre, Mon dictionnaire passionné de l'équipe de France, était l'invité de Philippe Vandel, samedi, dans l'émission Ceci dit.

"La vie est beaucoup plus importante que le football". Emmanuel Petit ne semble pas être resté bloqué à ce moment historique, même si une vingtaine de personnes l'abordent encore chaque jour près de 20 ans après le sacre. "C'est mieux d'avoir gagné la Coupe du monde 98 que d'avoir fait la fameuse grève de Knysna. On a les deux opposés. C'est une immense fierté personnelle et collective. Etant donné que je suis un personnage public, on peut considérer que c'est le plus beau jour de ma vie. On cherche toujours un but à son existence et le jour de la Coupe du monde, j'ai vraiment eu le sentiment que j'étais au bon endroit au bon moment (...). Mais je dirais que la vie est beaucoup plus importante que le football." Ce match, il ne l'a regardé que trois fois. Et ce but, en le voyant, il n'avait pas l'impression que c'était lui.

"J'ai cette chance-là de plaire à la gent féminine". Mais le footballeur a profité d'un avantage de la victoire : l'attraction qu'il exerçait sur la gent féminine. Dans son nouvel ouvrage, il écrit : "J'étais littéralement harcelé. Comment j'ai réagi ? J'en ai profité. Je me suis dit 'profites-en tant que le train est arrêté à quai'." Son succès ne semble guère avoir faibli. "Il s'arrête souvent à quai", glisse-t-il, filant la subtile métaphore. "J'ai cette chance-là de plaire à la gent féminine en général et elles me plaisent bien également", dit-il avant de freiner les ardeurs : "Je suis rangé. Il n'y a pas grand risque émanant de ma part."

Il confesse toutefois avoir été "réduit à un objet sexuel" à l'époque, ce qui ne lui "a pas déplu". Il raconte que des femmes, dans les restaurants, et même une hôtesse dans un avion, le suivaient quand il allait aux toilettes. "Il y a prescription maintenant. Mais quand vous êtes en haut de la vague, il y a tellement de sollicitations que c'est très difficile de ne pas succomber. On est faible."

>> Chaque samedi et chaque dimanche à 12h45, retrouvez Philippe Vandel et son invité dans l'émission Ceci dit pour un quart d'heure d'interview sur Europe 1.