Basket – Eurocoupe : Strasbourg s’incline en finale contre Galatasaray

© OZAN KOSE / AFP
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Au bout du suspense, la SIG a cédé en finale retour de l'Eurocoupe sur le parquet de Galatasaray (78-67). Les Strasbourgeois avaient gagné de 4 points à l'aller. 

Strasbourg a touché du doigt son rêve. La SIG s'est inclinée, après une fin de rencontre irrespirable, en finale retour de l'Eurocoupe, sur le parquet de Galatasaray (78-67). Vainqueurs de 4 points à l'aller, au Rhénus (66-62), les Strasbourgeois sont restés au contact tout au long du match. Mais dans les deux dernières minutes, les Turcs, poussés par l'incroyable ambiance de l'Abdi Ipekçi Arena d'Istanbul, ont réussi à se détacher pour s'offrir une avance décisive. Les hommes de Vincent Collet, le coach de la SIG, ont alors dû s'incliner, malgré un match admirable de courage, d'intensité et d'abnégation. Toute l'équipe de Galatasaray pouvait alors célébrer avec son bouillant public sa première victoire sur la scène européenne. 

Encore en vie à la mi-temps. La SIG n'est pourtant pas passée loin d'être la première équipe française à remporter la C2 (la deuxième compétition européenne après l'Euroligue) depuis Limoges, en 1988. Les Strasbourgeois ont d'abord totalement raté leur entame de rencontre, asphyxiés par des Stambouliotes survoltés (15-2 après 5 minutes). Mais la SIG a progressivement refait son retard, mettant en sourdine à plusieurs reprises le volcan turc. A la mi-temps, les Alsaciens comptaient alors 8 points de retard (43-35). Ils étaient en vie, et c'était déjà une performance. 

Au contact jusqu'au bout. Dans le troisième quart-temps, les Strasbourgeois ont continué à résister aux assauts de Galatasaray. Mieux : la SIG a grignoté petit à petit son retard, grâce aux paniers de Mardy Collins et Louis Campbell. Mais l'ambiance folle de l'Abdi Ipekçi Arena d'Istanbul, couplée au talent de cette excellente équipe du "Galata", a fini par mettre les Tricolores à genoux. La SIG, encore au contact à une minute du terme (73-67), n'a plus jamais refait son retard. Les chants turcs pouvaient alors reprendre de plus belle. La nuit promet d'être chaude à Istanbul.