Whirlpool : les syndicats soulagés mais prudents car "il y a un deuxième combat à mener"

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L'usine de sèche-linge Whirlpool d'Amiens, qui doit fermer en juin 2018 pour la délocaliser en Pologne, était en grève depuis le 24 avril.

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Le travail va reprendre à l'usine Whirlpool d'Amiens. Les ouvriers ont voté vendredi soir la fin de la grève qui durait depuis 12 jours. L'usine, qui fabrique des lave-linges, doit fermer en juin 2018 et sa production être délocalisée en Pologne. Un accord sur le plan social a donc été trouvé avec la direction. Il prévoit notamment une amélioration des indemnités de licenciement.

"Rien n'est terminé." Un soulagement pour les salariés, explique pour Europe 1 Ludovic Creusé, délégué CFDT à l'usine. "C'est une première étape de passée. On a fait des avancées sur tous les points : sur le budget de formation, sur les congés de reclassement... Cela va de 40 à 50% par rapport à ce qui c'était vu précédemment. Les gens peuvent être satisfaits aujourd'hui", estime le syndicaliste. Qui ne baisse pas la garde pour autant : "Rien n'est terminé. Il nous reste à mener un deuxième combat" sur la question du repreneur "pour que les gens s'en tirent dignement et (aient) un avenir salarial".

 

Aujourd'hui, on a un soulagement mais derrière il va falloir retravailler

"On a quarante-huit ans de moyenne d'âge." Préparer l'avenir, pour ne pas laisser les ouvriers sur le carreau une nouvelle fois. Une grande partie des salariés de Whirlpool ne pourront pas prétendre à des départs en pré-retraite indique Ludovic Creusé. "On a quarante-huit ans de moyenne d'âge. C'est sûr qu'avec les mesures, certains vont pouvoir prétendre à une pré-retraite, mais ce n'est pas la majorité du tout. Aujourd'hui, on a un soulagement mais derrière il va falloir retravailler."