Vosges : trois hommes mis en examen pour viols avec actes de torture et barbarie

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Vosges : trois hommes mis en examen pour viols avec actes de torture et barbarie
Les quatre hommes reprochaient à la victime, une toxicomane sous curatelle, d'avoir dérobé une petite quantité de produits stupéfiants. (Image d'illustration)@ AFP
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Quatre hommes, dont un est toujours recherché, sont soupçonnés d'avoir commis une série de viols et de violences sur une femme sous curatelle. Les trois interpellés ont été mis en examen.

Trois hommes ont été mis en examen samedi pour "viols accompagnés d'actes de torture et de barbarie" sur une femme de 28 ans près de Moyenmoutier, dans les Vosges, a-t-on appris de source judiciaire. Les faits se sont produits dans la nuit de dimanche à lundi soir.

"Un calvaire" durant 24 heures. La victime, une toxicomane placée sous curatelle, a été retrouvée lundi par des riverains sur le bord de la route à Moyenmoutier, après avoir subi "un calvaire" durant 24 heures, a relaté le procureur de la République d'Épinal Étienne Manteaux, à l'AFP. Lors de sa séquestration, la jeune femme "va subir différents sévices (...) des coups de poings, des coups de pieds. Elle a été fouettée avec des câbles, elle a été brûlée, violée à plusieurs reprises", a expliqué le procureur. La qualification de "viols accompagnés d'actes de torture et de barbarie" se base sur "des constatations médico-légales" et des enregistrements vidéo retrouvés sur le téléphone de l'un des suspects, a-t-il poursuivi.

L'un des suspects toujours recherché. Quatre hommes, dont un dealer, qui lui reprochaient d'avoir dérobé une petite quantité de produits stupéfiants, sont soupçonnés de l'avoir séquestrée et violée à son domicile, dans un village proche de Moyenmoutier, et dans un hôtel à Nancy où ils l'ont ensuite emmenée. L'un des suspects, "le dealer principal âgé de 19 ans", est toujours activement recherché, mais les trois autres, âgés de 18, 21 ans et 36 ans, ont été interpellés par la compagnie de gendarmerie de Saint-Dié.

Selon France Bleu Sud Lorraine, les mis en cause ont "admis avoir été présents, mais ont minimisé leur participation" lors de leur garde à vue. Présentés au juge d'instruction à Épinal samedi, le parquet a requis leur placement en détention provisoire. Les faits qui leur sont reprochés sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.