VIDÉO - La violente agression contre la voiture de police à Paris

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Les images sont d'une extrême violence. On y voit des casseurs s'en prendre violemment à une voiture de police avant d'y mettre le feu. 

Vous avez peut-être en tête les images de cette vidéo choquante. On y voit des casseurs s'en prendre à une voiture de police à proximité de la place de la République, à Paris, mercredi en marge de la manifestation des policiers. Quatre personnes ont attaqué une voiture de police sérigraphiée prise dans un ralentissement alors qu'elle circulait Quai de Valmy, dans le 10e arrondissement de Paris. Des assaillants ont alors brisé la vitre latérale du conducteur à coup de pied puis la lunette arrière en y jetant violemment un potelet.

"Poulets rôtis, prix libre". Un émeutier a ensuite mis le feu à l'habitacle de la Renault avec un engin incendiaire, un fumigène. Les deux fonctionnaires en uniforme qui étaient à bord ont réussi à s'extraire du véhicule qui commençait à prendre feu. Ils ont ensuite été pris à partie par des manifestants. Quelques minutes plus tard, devant l'épave carbonisée, des inconnus ont déposé une pancarte au message provocateur : "Poulets rôtis, prix libre".

Le conducteur du véhicule, un adjoint de sécurité, frappé à coup de bâton par un manifestant a été conduit à l'hôpital pour des examens complémentaires. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'est rendu à son chevet mercredi soir. "Il est contusionné mais ne souffre pas de fracture" a précisé le ministre de l'Intérieur. Sa collègue, gardien de la paix souffre, elle, de contusions mais n'a pas été hospitalisée.

Que sait-on des casseurs ? Selon Bernard Cazeneuve, quatre hommes ont été interpellés. "Ils étaient connus pour appartenir à des organisations qui prônaient la violence dans les manifestations. Ce sont des militants antifascistes". Ces jeunes, âgés de 19 à 21 ans, ont été interpellés dans l'après-midi. Parmi eux, deux frères ont, selon nos informations, déjà eu affaire à la justice. L'aîné, en particulier a été impliqué il y a trois ans dans l'agression de militants de la Manif pour tous à une terrasse de café. Comme deux autres suspects, il avait été interdit de manifester par un arrêté préfectoral, mais il avait finalement été autorisé à rejoindre le cortège mardi après avoir obtenu gain de cause devant le tribunal administratif. Une enquête pour tentative d'homicide volontaire a été ouverte