Pour Najat Vallaud-Belkacem, "l'Etat a sa part de responsabilité" pour Villefontaine

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INTERVIEW E1 - La ministre de l'Education nationale a détaillé mardi sur Europe 1 la future loi pour éviter de nouveaux scandales pédophiles à l'école.

"Des procédures pour écarter les prédateurs". La ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem a détaillé, mardi matin sur Europe 1, la future loi annoncée la veille avec son homologue de la Justice Christiane Taubira pour éviter de nouveaux scandales de pédophilie à l'école. "Le risque zéro n'existe pas", a reconnu d'emblée la locataire de la rue de Grenelle. P"our autant, je peux vous assurer que nous adoptons les procédures nécessaires pour que, dès lors qu'un prédateur sexuel est avéré, reconnu comme tel par la justice, il soit écarté de l'enceinte scolaire", a indiqué la ministre de l'Education.



"Dès lors qu'un prédateur sexuel sera avéré, il...par Europe1fr

 

Après les différents scandales de pédophilie à l'école, une loi imposera à l'avenir à l'administration judiciaire française d'informer systématiquement l'Education nationale des poursuites ou condamnations pour pédophilie visant des enseignants ou personnels en contact avec des enfants. "Cette loi sera adoptée avant l'été", a ajouté la ministre. "Dès la prochaine rentrée, les magistrats transmettront à l'Education nationale les condamnations", a résumé la locataire de la rue de Grenelle.

"L'Etat a sa part de responsabilité". Interrogé sur l'affaire de Villefontaine où un directeur d'école est soupçonné de 11 viols sur des élèves de CP, la ministre de l'Education nationale a jugé que "l'Etat dans son entièreté a sa part de responsabilité dans ce qui s'est passé". L'enseignant avait été condamné en 2008 à six mois de prison avec sursis pour détention d'images pédopornographiques, un jugement dont l'Education nationale n'avait pas été informée.

"Des choses peuvent évoluer". Alors que la réforme du collège suscite de nombreux mécontentements, Najat Vallaud-Belkacem a botté en touche soulignant que les programmes présentés dans la presse étaient encore au stade de "projets". "Ces projets vont faire l'objet d'une consultation de tous les enseignants de France" du 11 mai au 12 juin, a insisté la ministre, qui se sait attendue au tournant sur cette réforme. "Des choses peuvent évoluer, absolument", à l'issue de cette consultation, a t-elle promis.

"Je suis contre le jargon". NVB a promis de "vulgariser" le contenu de ces futurs enseignements. "Je suis contre le jargon, les parents doivent comprendre ce qui est attendu de leurs enfants", a-t-elle indiqué. Dans les projets de programmes de sport, très commentés, il est question par exemple en natation de "traverser l'eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête" dans un "milieu aquatique profond standardisé".