Un internaute condamné à une amende après un tweet raciste contre Christiane Taubira

  • A
  • A
Un internaute condamné à une amende après un tweet raciste contre Christiane Taubira
L'internaute avait tenu des propos injurieux et racistes à l 'encontre de Christiane Taubira sur le réseau social@ Jewel Samad / AFP
Partagez sur :

Parce qu'il avait publié sur Twitter un message comparant Christiane Taubira à un singe, un internaute a été condamné à 1.000 euros d'amende.

Pour avoir tenu des propos racistes à l'encontre de Christiane Taubira sur Twitter, un internaute a été condamné mercredi à une amende de 1.000 euros. De source judiciaire, elle peut se transformer en peine de prison.

Taubira comparée à un singe. Le prévenu avait d'abord été condamné en son absence à deux mois de prison ferme en juin 2016, mais comme il n'avait pas été touché par la convocation, il a fait opposition et a été de nouveau jugé. A l'issue de ce deuxième procès, le tribunal correctionnel de Paris l'a condamné à 100 jours amende à 10 euros.

"Taubira t'es un bonobo et tu le resteras toute ta vie espèce de grosse merde que tu es", avait tweeté cet internaute le 16 juillet 2014, précédé du hashtag "#SoutienALeclere", référence à l'ancienne candidate Front national Anne-Sophie Leclère qui avait publié sur Facebook un photomontage comparant la garde des Sceaux à un singe. Anne-Sophie Leclère a pour cela été condamnée en septembre dernier à 3.000 euros d'amende avec sursis.

Le prévenu avait quant à lui accompagné son tweet d'une image représentant la chaîne de l'évolution avec cinq hominidés, du singe jusqu'à l'homo-sapiens, le visage de Christiane Taubira étant superposé à la tête du premier singe.

Une autre condamnation pour menaces de mort. Pendant l'enquête, il s'était dit "victime d'un acharnement politique, notamment pour son antisémitisme supposé et pour être suspecté d'appartenir au réseau" du polémiste Dieudonné. En août dernier, il a été condamné à Béthune à cinq mois de prison pour menaces de mort. Il avait appelé sur Twitter à "prendre les armes" et à se rendre aux Invalides à Paris le lendemain, pour la cérémonie d'hommage à l'ancien Premier ministre Michel Rocard. Il avait accompagné certains de ses tweets, qui depuis ont été supprimés, du hashtag "#assassinerhollandevalls".