Un gisement de saphirs découvert dans le Puy-de-Dôme

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Seuls son découvreur et des scientifiques ont accès à ce gisement de pierres précieuses situé près de la ville d'Issoire.

Le plus grand des hasards l'a amené à mettre la main sur le gisement. Nicolas Léger a découvert dans le Puy-de-Dôme, près de la ville d'Issoire, un foyer de saphirs au fond d'une rivière. De quoi le rendre riche ? Pas vraiment. "C'est le merveilleux qui me paye", a expliqué à Europe 1 ce géologue autodidacte qui a autorisé des scientifiques à prospecter sur les lieux de sa fabuleuse découverte.

Une pierre qui "brille comme dans une devanture de magasin". Nicolas Léger peut dire merci à sa curiosité. L'homme, qui aime partir à la recherche de champignons, de mûres et qui se plaît à gratter le fond des rivières, a eu un jour l’œil attiré par une couleur d'un éclat particulier. "Quand vous passez dans une rivière, que vous voyez une pierre bleue qui vous saute aux yeux, qu'elle brille comme si elle était dans une devanture de magasins, elle a quelque chose d'extraordinaire. Ça valait le coup de regarder un peu plus loin, de tirer le fil", relate le prospecteur auvergnat. Afin de déterminer la nature de ces petits cailloux, Nicolas Léger a rendu visite à Gérard Astier, fondateur du musée minéralogique d'Issoire et lui montra son trésor, contenu dans des pots de confiture. Le spécialiste n'a alors pas douté un seul moment. "On les a étalés (les cailloux) sur le comptoir et on en est arrivé à la conclusion que c'était bien des saphirs", se souvient-il. 

Une origine volcanique. Pour ne pas se faire envahir par les pilleurs de rivière, le géologue a décidé de garder secret le lieu de sa découverte. Seuls des scientifiques, dans le cadre d'une étude de l’Institut polytechnique de Beauvais, ont eu le droit de s'y rendre afin de trouver la source de ces pierres précieuses. Pour le moment, l'hypothèse de l'origine volcanique est privilégiée, rapporte le site du journal La Montagne. Plus précisément, les saphirs auraient été formés dans le centre de la Terre, puis remontés à la surface par le biais d'une irruption volcanique. Plusieurs chercheurs sont donc actuellement à la recherche du responsable parmi les volcans situés dans un rayon de 20 km autour du cours d'eau. 

Jusqu'à 20.000 euros pièce. En dehors de ce but scientifique, Nicolas Léger espère-t-il s'enrichir ? Si l'envie lui prenait, sa découverte pourrait facilement se transformer en argent puisque ces saphirs peuvent coûter jusqu'à 20.000 euros pièce. "Je devrais pas le dire mais il a tellement de petits pots de confiture qu'avec ça, il pourrait aller voir les gens de la place Vendôme et redescendre avec une valise qui serait pas assez grosse pour tous les billetd de banque obtenus", s'amuse même Gérard Astier. Mais le prospecteur, quand il rêve de richesse, ne songe pas vraiment à des espèces sonnantes et trébuchantes. "Personne ne pourra me payer l’effervescence de la découverte. C'est mon trésor, mon plaisir de voir ces pierres briller. C'est le merveilleux qui me paye", explique-t-il.