Toulouse inaugure un réseau de chaud et de froid alimenté par des déchets

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Toulouse inaugure un réseau de chaud et de froid alimenté par des déchets
Le dispositif de réseau chaud et froid a coûté 2,7 millions d'euros. (Illustration)@ AFP
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Le réseau chauffe et climatise depuis le 15 mai les 12.000 m² d'un pôle régional de formation et 7.000 m² de bureaux, selon la collectivité toulousaine.

La métropole de Toulouse a inauguré jeudi un réseau de chaud et de froid alimenté à 100% par les combustion de déchets, un dispositif présenté comme une première en France, selon un communiqué de la collectivité et de l'opérateur du réseau. Le réseau, situé dans le quartier de la Cartoucherie dans l'ouest de Toulouse, chauffe et climatise depuis le 15 mai les 12.000 m² d'un pôle régional de formation et 7.000 m² de bureaux, selon la collectivité. Il doit être étendu à 54.000 m² d'ici 2025.

"Il s'agit du premier réseau de froid, en France, alimenté à 100% par la valorisation énergétique des déchets", les autres réseaux de froid étant alimentés "à 95%" par de l'électricité, selon le communiqué. Le réseau, alimenté par la combustion des déchets de la métropole, achemine de l'eau chaude dans des canalisations jusqu'à des stations qui peuvent ensuite transformer par absorption cette eau chaude en eau froide, permettant de chauffer l'hiver et climatiser l'été.

Objectif : éviter des émissions de 57 tonnes de CO2 par an. Le dispositif a coûté 2,7 millions d'euros, dont un financement de 512.000 euros de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), et a été réalisé par l'entreprise Eneriance (fialiale de Coriance, groupe français dont l'actionnaire principal est l'australien FSI). En comparaison avec une alimentation électrique, ce système "va permettre d'éviter les émissions de 57 tonnes de CO2 par an pour le froid" et 1.512 tonnes de CO2 pour le chauffage, selon la même source.

Seulement une vingtaine de réseaux de froid en France. Il existe quelque 650 réseaux de chaleur en France mais seulement un vingtaine de réseaux de froid, a indiqué à l'AFP Guillaume Planchot, président de Via Séva, une association qui réunit les entreprises du secteur (notamment Dalkia, filiale d'EDF, Cofely, filiale d'Engie, Coriance et Idex). Les réseaux combinant le chaud et le froid, qui "s'adressent à des quartiers tertiaires et résidentiels, avec un équilibre entre les besoins de chaud et de froid", sont moins d'une dizaine en France. Il en existe notamment dans le quartier de La Défense, à Boulogne-Billancourt et Montpellier, et des projets ont été lancés à Lyon, Bordeaux et Paris-Saclay, indique-t-il.