Publicités sur les trottoirs : une expérimentation qui agace les Nantais

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Pendant 18 mois, les réclames publicitaires auront le droit de s'étaler sur les trottoirs de Nantes. Une expérimentation qui n'est pas vue d'un très bon œil par une population qui se dit déjà saturée de messages publicitaires.

REPORTAGE

Il n'y a plus de limites à la publicité. Elle va dorénavant avoir une existence légale, mais provisoire, sur les trottoirs de plusieurs villes. Un décret publié dimanche au Journal officiel permet un test grandeur nature pendant 18 mois dans trois métropoles - Bordeaux, Lyon et Nantes -, même si celui-ci déroge à plusieurs règles du code de la route et du code de l'environnement. Ces pubs réalisées à l'aide de pochoirs ou avec des peintures biodégradables ne subsisteront pas plus de dix jours. Espacées d'au moins 80 mètres, elles n'excéderont pas non plus 2,5 m².

"Un vrai problème d'esthétisme". Pour Alain Robert, adjoint au maire de Nantes chargé de l'urbanisme, ce nouveau type de publicité peut avoir sa raison d'être, mais dans un cadre bien précis. "Pourquoi pas cette nouvelle forme de pub qui est moins agressive qu'une pub lumineuse ou qu'une pub par voie d'affichage ? Mais je pense qu'elles doivent être directement liées à un événement, avec une durée imitée, car ça poserait un vrai problème d'esthétisme", pointe-t-il.

"C'est une sorte d'agression". Les promoteurs de ce mode de communication mettent en avant son caractère écolo. Mais les Nantais déplorent déjà une overdose de réclames. "Si même en marchant tête baissée on voit des pubs, une fois de plus on ne peut pas laisser son esprit s'évader", soupire une passante interrogée par Europe 1. "C'est une sorte d'agression, ce sera vite fatiguant. C'est une pollution pour mon œil", s'indigne une autre. "S'il y a une pub qui nous intéresse, on regarde au sol et pas devant, et on peut percuter quelqu'un", relève encore un Nantais.

Le test de 18 mois devra notamment évaluer l'impact de ces marquages au sol sur les éventuels chutes de passants.