Semaine de 4 jours ou de 4 jours et demi ? "On ne sait toujours pas ce qui marche le mieux"

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Francette Popineau, cosecrétaire générale du SNUipp-FSU ne privilégie aucune solution. Mais approuve le retour en arrière pour les communes qui ne s'y retrouvaient pas.

INTERVIEW

La grande réforme des rythmes scolaires mise en place par le gouvernement Ayrault avait marqué le monde de l'éducation en 2013. Les écoles primaires avaient adopté la semaine de quatre jours et demi, entraînant des débats passionnés, voire houleux. Quatre ans plus tard, la marche arrière est possible. Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, veut donner l’opportunité aux communes de revenir à la semaine de quatre jours. Francette Popineau, cosecrétaire générale du SNUipp-FSU, a réagi au micro d'Europe 1 dans Europe midi.

"Bien qu'il puisse y avoir un retour". Le nouveau décret représente une évolution pour Francette Popineau. "On sait qu'il y a des situations où les organisations sont totalement insatisfaisantes, donc c'est bien qu'il puisse y avoir dans ces endroits-là un retour possible". Ceux qui choisiraient l'option d'un retour en arrière n'auraient cependant que le mois de juin pour repenser l'organisation. "En un mois, cela semble court sauf pour les communes et les conseils d'école qui y ont déjà réfléchi." 

"Faire les choses calmement". La ville de Nice par exemple, serait candidate pour un retour à la semaine de 4 jours dès la rentrée de septembre. "Je les mets en garde, parce qu'il y a des emplois à la clé. Il faut être vigilant sur ce terrain. Il faut faire les choses calmement." De manière globale, elle souligne qu'il n'existe aucun bilan objectif pour privilégier la semaine de 4 jours ou de 4 jours et demi. "On ne sait toujours pas ce qui marche le mieux. En revanche, les communautés éducatives, les enseignants, familles et collectivités ont une appréciation. On peut avoir des systèmes qui cohabitent. Il faut quand même que ça reste cohérent sur les territoires et qu'il y ait un cadrage national."