Ségolène Royal compte sur les femmes pour lutter contre le changement climatique

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Ségolène Royal compte sur les femmes pour lutter contre le changement climatique
Ségolène Royal.@ MOLLY RILEY / AFP
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La ministre de l'Environnement prend pour exemple des initiatives en Afrique où 80% de l'alimentation est produite par des femmes.

Les femmes sont les premières victimes du réchauffement climatique mais elles sont aussi les plus aptes à y apporter des solutions, estime la ministre française de l'Environnement et de l'Energie. "Sans les femmes, il est impossible de réaliser l'objectif des 1,5 degrés", a affirmé Ségolène Royal.

L'inscrire dans l'accord de la COP21. Ségolène Royal, présidente de la COP21, a présenté mercredi à New York une série de propositions pour promouvoir le rôle des femmes dans la lutte contre le changement climatique, en particulier en Afrique et en Asie. Elle participait à une réunion organisée à l'ONU par l'Union africaine. Ségolène Royal préconise d'intégrer la dimension féminine dans toutes les contributions nationales soumises par les 195 pays qui ont conclu l'accord de Paris. Pour l'instant, seuls 36% de ces engagements en font explicitement mention.

Agricultrices. La ministre suggère aussi de "créer des écoles agricoles pour les femmes, avec des programmes intégrant les énergies renouvelables" et de promouvoir l'usage des fours solaires et des appareils de cuisson au biogaz."L'agriculteur en Afrique est d'abord une agricultrice" qui produit 80% de l'alimentation mais ne possède que 10% des terres, souligne Ségolène Royal. S'appuyant sur des exemples d'initiatives locales au Bénin ou au Sénégal, elle estime que les femmes "ne demandent qu'à agir et représentent une formidable énergie à encourager" par l'éducation, la formation à l'agronomie et des financements spécifiques.

Premières victimes du réchauffement. Cela ne serait que justice puisque "les femmes sont les plus touchées par les catastrophes climatiques", note la ministre. "Soixante-dix pour cent des victimes du terrible tsunami de 2004 en Asie étaient des femmes : elles ne savent ni nager, ni grimper aux arbres, protègent leurs enfants avant elles-mêmes et sont peu associées aux programmes d'alerte".