Rumeurs d'attentats : "nous avons besoin du sang-froid de tous"

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Rumeurs d'attentats : "nous avons besoin du sang-froid de tous"
Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a appelé à faire preuve de "clairvoyance" face aux menaces d'attentat.@ EUROPE 1
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Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a appelé samedi, sur Europe 1, à davantage de clairvoyance quant aux rumeurs d'attentats qui circulent sur internet. 

INTERVIEW

Après la multiplication des rumeurs ces derniers jours faisant état d'un projet d'attentat à Paris ce week-end, Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a tenu à rassurer l'ensemble des citoyens, sur Europe 1. 

"Sang-froid, lucidité et clairvoyance". "Tout le monde sait que la menace est particulièrement élevée. Mais la mobilisation et la vigilance des forces de l'ordre le sont tout autant", a-t-il expliqué. "Nous avons besoin du sang-froid, de la lucidité et de la clairvoyance de tous et que nos citoyens ne soient pas les acteurs de la propagation de fausses rumeurs".

Message de la préfecture de police. Vendredi soir, celles-ci s'étaient particulièrement intensifiées, relayées par des anonymes via SMS ou internet. La maire adjointe de Fontenay-sous-Bois avait même alerté la préfecture de police de Paris, samedi matin. "Ne propagez pas les rumeurs, pour tout renseignement, consultez les sites officiels", a réagi la préfecture, dans un appel lancé par communiqués et sur les réseaux sociaux.



Des dispositifs de sécurité "par précaution". Vendredi, deux jeunes filles de 15 et 17 ans ont été mises en examen pour menaces d'attentat contre une salle de concert parisien, similaire à celui contre le Bataclan le 13 novembre. "Lorsque la police commence à travailler, notamment sur les échanges entre les deux jeunes filles qui faisaient état de menaces ou de projets d'attentats, vous êtes obligés, en même temps que vous menez les investigations, de mettre en place des dispositifs de sécurité autour de ces lieux, par précaution. Cela ne signifie pas que la menace est sérieuse et réelle", a ajouté Pierre-Henry Brandet.