Rachid Nekkaz, millionnaire algérien, lance une opération "Toutes en burkini sur les plages du Festival de Cannes"

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Rachid Nekkaz, millionnaire algérien, lance une opération "Toutes en burkini sur les plages du Festival de Cannes"
L'opération "Toutes en burkini" doit avoir lieu vendredi prochain à Cannes.@ FADEL SENNA / AFP
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Rachid Nekkaz organise vendredi prochain l'opération "Toutes en burkini" sur les plages cannoises, en plein festival, alors que la ville a été la première à interdire le port du burkini.

"Toutes en burkini sur les plages du Festival de Cannes" : l’opération, qui aura lieu vendredi 26 mai de 14h à 16h, est initiée par le millionnaire algérien Rachid Nekkaz.

"C’est une façon de célébrer la décision du Conseil d’État du 26 août 2016, qui permet à n’importe quelle femme de s’habiller en burkini", explique l’homme à Nice Matin, rappelant que la cité cannoise avait été la première à interdire le burkini sur ses plages en 2016 - avant que le Conseil d'État ne suspende l'arrêté.

Un burkini bleu-blanc-rouge. "Cannes, c'est la vitrine mondiale de la France et le temple de l'extravagance. C'est la liberté totale et ça se passe très bien du matin jusqu'à la nuit. Certaines sont en bikini, d'autres en burkini. C'est la France qu'on aime", poursuit l'homme d'affaires. Sur l’affiche de la manifestation, Marine Le Pen et Nadine Morano apparaissent vêtues d’un burkini bleu-blanc-rouge, celui qui sera justement porté par une douzaine de femmes vendredi prochain, précise Rachid Nekkaz. L’homme, en guise de provocation, dit en avoir fait parvenir un exemplaire aux deux têtes d’affiches.



Il paye les amendes des femmes verbalisées. Rachid Nekkz s’était déjà fait connaître l’été dernier, en plein débat sur le burkini en France, alors que des villes ont multiplié les "arrêtés anti-burkini" : Rachid Nekkaz avait alors proposé de payer les amendes des femmes verbalisées pour avoir porté un burkini. Il assure avoir depuis payé 1.192 amendes pour port du voile intégral en France, sans compter celles à l'étranger. En réaction, l’exécutif avait introduit un amendement pour interdire d’annoncer publiquement la prise en charge financière des amendes d’une tierce personne. Mais rien n’empêche de le faire malgré tout.

Un "musulman laïc". "Je suis défenseur des droits de l'homme et de la femme, de la laïcité. J'ai défendu les Ouïghours, les Tibétains, j'ai acheté un terrain pour les Roms en Auvergne. J'ai défendu une femme au Soudan en septembre 2013 qui devait être flagellée par la justice car elle refusait de porter le niqab", a encore expliqué Rachid Nekkz à Nice Matin. Celui qui se définit comme un "musulman laïc" assure être pour "l'interdiction du niqab dans les lieux publics fermés" mais défend la neutralité de l'État.