"Purple drank" : la drogue qui inquiète l'agence du médicament

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"Purple drank" : la drogue qui inquiète l'agence du médicament
Le "Purple drank" est un mélange à base de sirop pour la toux. @ Capture d'écran
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L’Agence nationale du médicament (ANSM) met en garde contre cette pratique, qui consiste à abuser de sirop pour la toux, mélangé parfois à de l’alcool et à de la drogue.  

Une nouvelle drogue, en vogue chez les adolescents, inquiète particulièrement les autorités sanitaires. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a mis en garde contre le "Purple drank", dans un communiqué publié la semaine dernière. Le principe, importé des Etats-Unis et qui trouve de plus en plus d’adeptes en France : utiliser des sirops pour la toux, à forte dose, pour "planer".

Une pratique importée des Etats-Unis. La pratique vient des États-Unis, où les sirops pour la toux ont le plus souvent une teinte violette, et remonte à la fin des années 1990. Quelle est la recette de cette boisson dangereuse ? Les jeunes consommateurs partent d’abord par se procurer en pharmacie du sirop contre la toux.

Ces derniers contiennent soit de la codéine qui déstresse et désinhibe, soit de la destrométhorphane (DXM) qui a des priorités hallucinogènes quand il est pris à grande dose. Ils peuvent ensuite mélanger le liquide à de la limonade et à des comprimés contre l'allergie, appelés antihistaminiques, qui, eux, ont pour fonction de contrer les effets secondaires du sirop. Enfin, alcool et cannabis s'invitent parfois au menu pour des effets décuplés.

Des conséquences graves pour les ados. Ce cocktail peut avoir de graves effets sur la santé des adolescents. "Les symptômes décrits comprennent notamment des troubles de la vigilance (somnolence) et du comportement (agitation, syndrome confusionnel ou délirant) ainsi que des crises convulsives généralisées. Ces cas concernent des garçons comme des filles, majoritairement des adolescents (dès 12 ans), mais aussi de jeunes adultes", écrit l’ANSM.

Le "Purple drank" est ainsi un vrai problème de santé publique chez les jeunes aux Etats-Unis. Une étude réalisée en 2013 révélait que 6,5% des étudiants l’avaient déjà expérimenté. L’ANSM met donc en garde pour éviter une telle "épidémie" en France.