Procès de l'agresseur présumé de NKM : deux versions qui s'affrontent

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Le procès de Vincent Debraize, maire normand de 55 ans, soupçonné d'avoir agressé Nathalie Kosciusko-Morizet, se tient mardi après-midi à Paris.

Le procès de Vincent Debraize, l’agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet, se tient mardi après-midi. Le 15 juin dernier, la conseillère de Paris s’était évanouie et avait dû être brièvement hospitalisée après une altercation sur un marché parisien avec cet homme, en pleine campagne d'entre-deux tours des législatives. Vincent Debraize, 55 ans, par ailleurs maire (sans étiquette) de Champignolles dans l'Eure, comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour violences et outrage "sur personne chargée d'une mission de service public". Les deux protagonistes ne donnent pas du tout la même version des faits.

"Dégage connard". Lui, avait pris la fuite après les faits mais avait rapidement pu être identifié à partir de témoignages, de photos et de la vidéosurveillance. Convoqué par la police et placé en garde à vue, il avait affirmé ne pas avoir porté de coup. Pour Vincent Debraize, c'est Nathalie Kosciusko-Morizet qui s'est approchée de lui pour l'insulter, comme il le racontait en conférence de presse une semaine après les faits : "Elle se rapproche une deuxième fois, quasiment encore plus près et je dirais presque encore plus distinctement, et toujours sur une voix très basse :"Dégage, connard". Et là je la vois, elle me regarde, pouf elle tombe ! A aucun moment, je n'ai porté un coup sur Madame Kosciusko-Morizet", affirmait-il. "J'ai quand même l'impression de m'être un tout petit peu fait piéger. En revanche, moi, j'ai été frappé", ajoutait-il alors.

Paranoïa. Du côté de NKM, qui devrait être présente à l'audience, ses avocats citent quatre témoins qui confirment avoir vu Vincent Debraize la frapper au thorax juste avant qu'elle tombe. Ils pointent aussi le rapport psychiatrique réalisé pendant la garde à vue et qu'Europe 1 a pu consulter, un rapport qui souligne "la paranoïa" de l'élu de Normandie, "ses pulsions agressives" et son "mépris pour autrui".

Vincent Debraize fait partie des 33 maires à avoir parrainé la candidature à la présidentielle d'Henri Guaino, l'ex-"plume" de Nicolas Sarkozy qui se présentait aux législatives face à NKM dans cette 2e circonscription de la capitale.