Prison d'Osny : quatre détenus de l'unité de déradicalisation transférés après des "menaces"

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Prison d'Osny : quatre détenus de l'unité de déradicalisation transférés après des "menaces"
@ NOEL CELIS / AFP
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Deux surveillants de la même prison ont été attaqués il y a deux semaines. 

Quatre détenus de l'unité de déradicalisation de la prison d'Osny, dans le Val-d'Oise, ont été transférés après "des menaces", à peine deux semaines après l'agression de deux surveillants dans la même unité, a-t-on appris samedi auprès de la Chancellerie. Ces quatre détenus, dont on ignore les profils, s'apprêtaient à passer à l'acte "de façon imminente". Autrement dit, ils étaient sur le point de s'attaquer à des gardiens de cette maison d'arrêt située à côté de Pontoise.

"Utilité du renseignement pénitentiaire". "Quatre détenus ont été transférés vendredi après-midi dans quatre établissements différents, suite à des menaces", ont déclaré les services du Garde des Sceaux, confirmant une information de Franceinfo. "C'est pour nous la preuve de l'utilité du renseignement pénitentiaire et des mesures de sécurisation qui ont été suivies", a affirmé le ministère, sans vouloir donner plus de détails sur la nature des menaces.

Agression et mutinerie. Le 4 septembre, un détenu radicalisé avait violemment agressé deux surveillants pénitentiaires à Osny. Bilal Taghi, 24 ans, a été mis en examen pour "tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Par ailleurs, le 13 septembre, une mutinerie d'une cinquantaine de détenus pendant près de six heures dans le centre de détention de Vivonne (Vienne) avait nécessité l'intervention des forces spécialisées. L'incident n'avait pas fait de blessés.

Ces incidents avaient provoqué la colère des syndicats pénitentiaires qui ont lancé un cri d'alarme sur l'insécurité en prison, alors que le garde des Sceaux doit dévoiler mardi les grandes lignes d'un rapport sur l'encellulement individuel. Il devrait aborder la question sensible de la surpopulation carcérale, l'un des moteurs de l'insécurité en prison.