Près de 800 policiers manifestent à Lyon

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Près de 800 policiers manifestent à Lyon
Des policiers lyonnais en civil ont défilé jeudi soir avec des banderoles et des pancartes.@ JEFF PACHOUD / AFP
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Réunis place Bellecour jeudi soir, ils ont voulu exprimer leur ras-le-bol après l'attaque au cocktail Molotov survenue contre plusieurs des leurs à Vénissieux. 

Plus de 800 policiers ont manifesté jeudi soir dans le centre de Lyon pour exprimer leur "ras-le-bol" après l'agression la veille d'un équipage de police à Vénissieux. En civil et arborant pour la plupart leur brassard, les policiers, en majorité de la police nationale, se sont rassemblés vers 22h30 place Bellecour. Certains d'entre eux avaient dissimulé leur visage derrière une écharpe et relevé leur capuche. Ailleurs en France, les policiers étaient près de 500 à se mobiliser à Paris, quelque 400 à Melun, 120 à Évry, une centaine d'agents à Bobigny, Toulouse, Carcassonne et Bordeaux, une cinquantaine à Montpellier et à Tarbes. 

"Falcone démission". Derrière une banderole proclamant "solidarité #ViryChatillon", les manifestants lyonnais ont remonté la rue de la République jusqu'à l'Hôtel de Ville en entonnant La Marseillaise et en scandant "policiers en colère" ou "Falcone démission" à l'intention du directeur de la police nationale, Jean-Marc Falcone. Certains passants, surpris, ont immortalisé ce moment avec leur portable, tandis que d'autres encourageaient les protestataires. Dans le cortège, on pouvait voir des panneaux "en soutien aux policiers français", une banderole proclamant "policiers agressés, délinquants incarcérés" ou encore des affichettes sur lesquelles était écrit "la police sur le bitume car la justice nous enfume". Vers minuit, le cortège, revenu à son point de départ, a commencé à se disperser sans incident.

Mercredi soir, huit policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) avaient été pris à partie par une quarantaine de jeunes à Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise. Ceux-ci avaient jeté des cocktails Molotov et des pierres, sans faire de blessés, ni atteindre les véhicules des policiers.