Portraits : découvrez les 5 lauréates du Prix L’Oréal-UNESCO 2017

  • A
  • A
Portraits : découvrez les 5 lauréates du Prix L’Oréal-UNESCO 2017
Partagez sur :

150 ans après la naissance de Marie Curie, uniquement 28% des chercheurs sont des femmes, et seulement 3% des Prix Nobel scientifiques leur ont été attribués.

Faire croître la part des femmes, sous-représentées dans le domaine de la recherche scientifique: c’est la mission que se sont fixés la Fondation L’Oréal et l’UNESCO depuis 19 ans.

Le 23 mars prochain, à l’occasion de la cérémonie du Prix L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, 5 éminentes scientifiques se verront récompensées pour leur parcours d’excellence et leurs découvertes, par un prix de 100 000 €, remis à la Maison de la Mutualité à Paris. 
En parallèle, 15 jeunes chercheuses internationales, prometteuses, seront également mises à l’honneur.


L’excellence, la créativité́ et l’intelligence au service de la science

Le Prix L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science c’est :

  • 156 nominations de scientifiques de haut niveau, 

  • 47 pays représentés, 

  • 53 candidatures retenues, 

  • Puis l’examen d’un jury de 12 scientifiques 

Et enfin... 

  • La sélection de 5 lauréates, des 5 grandes régions du monde. 

Portraits de ces femmes d’exception :


Professeur Maria Teresa Ruiz, lauréate pour l’Amérique Latine :

1280x640_FWIS-CHILI094_i-RVB

Première femme à avoir été diplômée en astronomie et à avoir reçu le Prix national des Sciences au Chili, le Professeur Maria Teresa Ruiz est une passionnée de la Voie Lactée... Galaxie dont elle a pu, au fil de ses recherches, préciser l’âge : quelques 8 milliards d’années ! Fascinée par le cosmos et tout ce qui y gravite, elle a notamment mis en lumière l’existence d’un corps céleste inhabituel : une « naine brune errante ». Un nouveau type d’astre, entre planète et étoile, qu’elle a choisi de baptiser Kelu1 et qui, contrairement aux autres naines brunes (ces étoiles avortées, similaires à des exo-planètes), vagabonde dans l’espace sans aucun lien avec un système stellaire. On n’explique pas quel est l’intérêt de la découverte.

Une découverte majeure qui récompense les décennies de travail de celle qui, en 2016, est devenue première femme, présidente de l’Académie des sciences du Chili.


Professeur Nicola A. Spaldin, lauréate pour l’Europe :

FWIS17SUISSE1081_C-RVB

La passion du Professeur Nicola A. Spaldin, Directrice du département Théorie des matériaux à l’Ecole Polytechnique fédérale de Zürich, en Suisse ? Outre la randonnée en montagne, le ski et la clarinette, un tout nouveau type de matériau désigné comme « multiferroïque ». Un matériau 2 en 1, à la fois ferromagnétique et ferroélectrique qui synthétise, dans les circuits électroniques que nous utilisons quotidiennement (téléphone portable, GPS etc.), deux types de composants : ceux qui stockent, et ceux qui délivrent les informations. Objectif : faire en sorte que ces composants ne fassent plus qu’un, de façon à réduire la taille de nos appareils et permettre de développer des outils, plus légers, plus petits et moins énergivores.


Professeur Michelle Simmons, lauréate pour l’Asie-Pacifique :

FWIS-SYDNEY35139_E-RVB

Directrice du Centre d’Excellence en Informatique Quantique et Technologie de Communication à l’Université de Nouvelles Galles du Sud, en Australie, le Professeur Michelle Simmons voit toujours plus petit ! 

70 ans après l’invention du transistor en 1947 –l’appareil qui ouvrait la voie à la miniaturisation- cette brillante communicante démontre qu’il est possible d’en créer à l’échelle de l’atome...  Utilisés pour fabriquer desordinateurs beaucoup plus rapides,  ces transistors du futurpermettraient de résoudre certains calculs en 10 secondes, contre des milliers d’années pour un ordinateur traditionnel. Face à l’intérêt des industriels, 6 brevets ont d’ailleurs été déposés. Désormais, et grâce à cette brillante scientifique aujourd’hui récompensée par le Prix L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, la révolution quantique dans l’informatique est en marche.


Professeur Zhenan Bao, lauréate pour l’Amérique du Nord : 

FWISSF053_D-RVB_v2

400 publications scientifiques co-signées, 40 prix et distinctions reçus, 60 brevets obtenus : ce palmarès, c’est celui du Professeur Zhenan Bao, 45 ans, qui, aujourd’hui, imagine une peau électronique, aussi sensible au toucher qu’une peau humaine. Une prouesse permise et réalisée grâce à un polymère unique mis au point par l’équipe du laboratoire d’ingénierie chimique qu’elle dirige à l’université de Stanford, en Californie. 

Le concept : l’association d’un circuit électrique et d’un capteur de pression. A chaque pression exercée, la peau électronique génère un signal électrique. Signal qui à son tour stimule ensuite le cerveau. De quoi permettre aux porteurs de prothèses de retrouver le sens du toucher...


Professeur Niveen M. Khashab, lauréate pour l’Afrique et les Etats Arabes : 

FWIS-AS36368_D-RVB

Agrégé́ en Chimie organique à l’Université des Sciences et Technologies du Roi Abdullah (KAUST), à Thuwal en Arabie Saoudite, le Professeur Khashab (35 ans, et mère de trois enfants) multiplie les publications, les recherches et les découvertes. 

Ses faits d’armes ? La découverte d’une technique novatrice pour détecter le stress oxydant (responsable de nombreuses pathologies, notamment certains cancers) dans les cellules vivantes. Mais surtout la conception de nouvelles nanoparticules qui, contrairement aux nanoparticules actuellement utilisées dans les médicaments (souvent mal délivrés car trop peu ciblés), remettent directement le traitement aux cellules à traiter. Un travail qui non seulement permettra de diagnostiquer les maladies beaucoup plus tôt, mais aussi de mener des traitements médicaux plus ciblés, plus personnalisés.