Policier poignardé : l'agresseur avait acheté un couteau juste avant les faits

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Policier poignardé : l'agresseur avait acheté un couteau juste avant les faits
@ SYLVAIN THOMAS / AFP
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Selon le parquet, le suspect qui a poignardé un policier au coup, mardi à Toulouse, avait "inscrit son action dans le temps". 

L'agresseur d'un policier poignardé au cou mardi dans un commissariat de Toulouse avait acheté un couteau "quelques heures" avant les faits, a indiqué mercredi le parquet, qui envisage l'ouverture d'une information judiciaire pour "tentative d'assassinat".

Une action inscrite "dans le temps". En garde à vue, l'agresseur, âgé de 31 ans et souffrant de troubles psychiatriques, a reconnu avoir porté un coup de couteau au policier, mais nié son intention de le tuer, selon une porte-parole du parquet. Il a expliqué "avoir eu le sentiment d'être suivi, observé par les policiers de la sécurité intérieure", et en frappant l'adjoint de sécurité, avoir voulu "atteindre un policier" de la DGSI, a-t-on précisé de même source. L'enquête a par ailleurs montré qu'il était allé acheter un couteau "quelques heures auparavant", ce qui montre selon le parquet qu'"il inscrit son action dans le temps".

4 jours d'ITT. Le suspect devrait être déféré jeudi en vue d'une mise en examen. Le parquet envisage l'ouverture d'une information judiciaire pour "tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique", avec réquisition d'un placement en détention provisoire et demande d'expertise psychiatrique en urgence. La victime, un jeune agent de sécurité dont le pronostic vital n'était pas engagé mardi, s'est vu prescrire 4 jours d'incapacité totale de travail (ITT).

Peu après 14 heures, mercredi, un homme s'était présenté au commissariat du Rempart St-Etienne, en plein centre de Toulouse, pour déposer plainte pour le vol de son téléphone portable. Revenu peu de temps après, il avait poignardé l'agent de sécurité avant de tenter de lui subtiliser son arme de service et d'être interpellé. L'agresseur n'était pas fiché pour radicalisation, mais avait déclaré lors de son interpellation "en avoir marre de la France", avait déclaré le procureur de Toulouse mercredi. Il était connu de la justice dans deux procédures qui avaient été abandonnées en raison de son état mental, à la suite d'expertises.