Periscope : "Je surveille bénévolement l'application le soir"

  • A
  • A
Partagez sur :

Comme tout le monde, Myriam a été horrifiée de voir certaines images diffusées en live sur Periscope. Elle a donc décidé d'y faire bénévolement de la modération.

Periscope, c’est le nom d’une application sur téléphone portable qui fait grand bruit. Elle suscite en effet beaucoup d’inquiétude depuis la diffusion mardi, en direct, du suicide d’une jeune femme de 19 ans. Cette application est par ailleurs au cœur de plusieurs faits divers récents. Tout est diffusé en ligne sans aucun filtre et le direct ne permet pas de contrôle. Alors pour lutter contre ces dérives, Myriam est une maman qui, à Nîmes, surveille tous les soirs ce qu’il se passe sur cette application. "Je suis tombée par hasard un soir sur Periscope en lisant un article d’une blogueuse que je suivais. J'y suis restée deux heures et j’ai été horrifiée", raconte-t-elle sur Europe 1.

"Je fais un peu de modération". Elle explique en effet que, "entre 17 et 22 heures, on voit beaucoup d’adolescents en train de faire leur devoir mais passé 22 heures, c’est une descente aux enfers. C’est un appel au buzz absolument affreux. J’ai vu des scènes de bagarre, j’ai vu des gens qui disaient qu’à partir de 1.000 personnes en live, ils allaient pousser le collègue au-dessus du balcon, etc". Face à cette horreur, Myriam a décidé de faire, personnellement un peu de modération sur l'application et elle envoie donc régulièrement dans les vidéos des messages tels que : "attention votre live est sous surveillance" ou alors "attention, je vais prévenir la police".

Twitter ne répond pas. Une modération que la maman de deux enfants à décidé de mettre en place spontanément face au manque de contrôle sur cette application. Myriam raconte d'ailleurs, horrifiée : "j’étais connectée mardi soir et j’ai vu la fin du live du suicide d’Océane et là, j’ai vraiment crié au scandale sur Twitter". Twitter, qui a racheté l’application Periscope, n’a d'ailleurs pas souhaité répondre aux sollicitations médiatiques.