Paris : ouverture d'une maison close... de poupées

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Une maison close de poupées sexuelles vient d'ouvrir ses portes à Paris. Pour 89 euros, les clients auront le droit de passer une heure avec l'une des trois poupées Kim, Sophia ou Lily.

Les maisons closes sont de retour en France. Une maison close a ouvert ses portes à Paris, jeudi, malgré la loi Marthe Richard de 1946 interdisant ce type d'établissement. Sauf qu'elle est tout à fait légale puisqu'elle propose à ses clients de passer du temps, non pas avec une femme, mais avec une poupée sexuelle. Il faut débourser 89 euros pour s'offrir une séance d'une heure et 20 euros de plus pour bénéficier d'un masque de réalité artificielle.

Une adresse secrète. Le lieu ? Il est tenu secret. L'adresse n'est révélée au client qu'une fois la réservation effectuée. Pas de néons rose ou de grand "X" clignotant sur la devanture mais une façade discrète avec une vitre fumée. Seul un petit logo sur la poignée, "X dolls", poupées en anglais, indique la nature du lieu.

A l'intérieur, des murs rouges, une odeur de pomme et de cannelle diffusée par un encens. "Bienvenue dans la première chambre. Comme vous pouvez le constater, ce n'est pas un lit mais c'est un gros matelas adapté, posé à même le sol pour être au premier plan. Vous avez des miroirs, un écran plat où vous avez une sélection de films pornographiques et aussi une petite lumière d'ambiance que vous pouvez choisir", décrit Joakim Louski, le patron.

Des poupées très réalistes. Et bien sûr, une poupée, nue. Il y a Kim, Sophia ou celle-ci, Lily : "C'est la plus maniable, la plus menue, un petit peu typée asiatique. Si vous touchez sa peau, vous pourrez voir que c'est extrêmement doux, c'est très, très proche de la peau humaine. Il y a l'effet un petit peu rebondi, c'est très, très bien fait."

Des corps de silicone comme moyen de substitution pour une clientèle timide ou complexée. "Des gens qui n'iraient jamais voir des vraies prostituées. Jamais, jamais, jamais ! Si ça peut aider des gens à avoir une sexualité alors qu'ils sont dans une misère sexuelle la plus profonde, je trouve ça bien. Apporter un petit peu de bonheur à ces gens-là, je trouve que c'est une belle activité", explique Joakim Louski. Marchand de bonheur et de plastique, le sexe du futur d'après lui.