OM-PSG : "ce qui s'est passé n'est pas tolérable", indique le ministère de l'Intérieur

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SÉCURITÉ - Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a assuré lundi sur Europe 1 que les leçons seraient tirées des dysfonctionnements de sécurité constatés pendant le match samedi soir. 

INTERVIEW

C'était supposé être le dernier match test avant l'Euro. Mais la finale de la Coupe de France, remportée par le Paris Saint-Germain samedi soir au Stade de France, a été émaillée d'incidents. Fumigènes, incendies dans les tribunes, pression aux points de contrôle, "ce qui s'est passé n'est pas normal, n'est pas tolérable et doit faire l'objet d'enseignements pour corriger les dispositifs inadaptés à l'enjeu", a déclaré, lundi, Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Engorgements et objets interdits. "On a testé un certain nombre de dispositifs, mais tous n'étaient pas encore en place",concède Pierre-Henry Brandet au micro d'Europe 1. "Cela a abouti à des engorgements, un manque de fluidité, un certain nombre de fouilles ou de palpations qui, par moment, n'ont pas pu être faites de manière correcte." Sans compter que "des objets interdits, notamment des fumigènes, ont pu pénétrer dans le Stade de France". Des dysfonctionnements qui, selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, sont également dus au fait que la Fédération française de football était à la manœuvre, "et non l'organisateur de l'Euro", c'est-à-dire l'UEFA.

Pas question de supprimer les fan-zones. Pierre-Henry Brandet exclut l'idée d'augmenter le nombre de portes pour accéder au Stade de France en évitant les engorgements. "Ces quatre portes sont nécessaires et suffisantes pour assurer un pré-filtrage", a t-il assuré. En revanche, des efforts sont à faire sur "la signalétique". "Des supporters se sont retrouvés le long de l'autoroute, sur une zone où certains ont pu jeter des projectiles sur des véhicules." Le porte-parole du ministère de l'Intérieur rappelle par ailleurs qu'il n'est pas question de supprimer les fan-zones, quand bien même certains politiques l'exigent. "Ce sont des espaces clos où on opérera un filtrage des entrées et des sorties. Ce seront des lieux sécurisés, des espaces modulables qui, en fonction des risques, peuvent être reconfigurés". 

Tirer des enseignements. Alors que le ministère de l'Intérieur a organisé une réunion lundi matin pour tirer toutes les leçons de ces incidents, Pierre-Henry Brandet se veut rassurant. "Bernard Cazeneuve a rappelé à l'ensemble des acteurs leurs obligations. Les pouvoirs publics ont l'obligation de tirer des enseignements [de ce qui s'est passé] pour que tout soit prêt le 10 juin", pour le coup d'envoi de la compétition.