Nice : un nombre record de passeurs interpellés à la frontière italienne

  • A
  • A
Nice : un nombre record de passeurs interpellés à la frontière italienne
Près d'un passeur par jour a été interpellé à Vintimille, dernière ville italienne avant la France@ JEAN-CHRISTOPHE MAGNENET / AFP
Partagez sur :

Avec 350 passeurs interpellés à la frontière franco-italienne, 2017 sera une année record dans ce domaine, assure le préfet des Alpes-Maritimes.

Un nombre record de 350 passeurs ont été interpellés cette année à la frontière franco-italienne près de Menton, ce qui fait une moyenne d'un par jour, a indiqué lundi le préfet des Alpes-Maritimes, Georges-François Leclerc.

Un record d'interpellations. "Les passeurs entre Vintimille et la France, nous les interpellons et nous les punissons. À ce stade, nous avons interpellé et mis à la disposition de la justice - qui a d'ailleurs une jurisprudence très sévère - 350 passeurs, ce qui est un record, quasiment un par jour", a déclaré sur France Bleu Azur Georges-François Leclerc.

Le nombre d'interpellations à la frontière devrait aussi atteindre un record cette année, à près de 50.000 selon la préfecture. À Vintimille, les migrants témoignent qu'ils tentent leur chance, sont interpellés et reconduits plusieurs fois en Italie où le taux de réadmission est de 98%. "Ce sont des personnes qui viennent de toute l'Afrique et qui cherchent à vivre en Occident. Nous les remettons en Italie", a ajouté Georges-François Leclerc. 

De nombreux passeurs tunisiens. Depuis l'été, la police a noté une vague de passages en provenance de Tunisie : l'activité du tribunal correctionnel de Nice a été décuplée début octobre pour juger en comparution immédiate jusqu'à dix passeurs tunisiens par jour, infligeant des peines dissuasives de quatre mois à trois ans de prison ferme, selon le parquet.

Un dispositif "efficace" et "humain". Selon Georges-François Leclerc, "le dispositif qui est à la frontière est à la fois efficace, coopératif avec les Italiens, et humain contrairement à ce que disent beaucoup. Beaucoup de critiques sont adressées aux forces de l'ordre sur les conditions des interpellations et je peux vous dire qu'ils mettent un soin particulier à ce que ces interpellations se passent dans de bonnes conditions avec des procédures soignées et qui respectent parfaitement la loi. Il nous arrive aussi de secourir les étrangers avant de les réadmettre", a défendu le préfet, désavoué par deux fois par la justice administrative qui a constaté en mars et en septembre des cas de violation du droit d'asile.