Mal-logement : une aile de l'Hôtel-Dieu brièvement investie par des familles et militants du DAL

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Mal-logement : une aile de l'Hôtel-Dieu brièvement investie par des familles et militants du DAL
Une aile vide de l'Hôtel-Dieu a été occupée mercredi par des militants.@ NICOLAS PESCHIER / AFP
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Des militants du Droit au logement et des familles ont investi brièvement une aile vide de l'hôpital parisien, appelant l'État à réquisitionner des locaux pour héberger des mal-logés.

Une centaine de personnes mal logées et de militants de l'association Droit au logement (DAL) ont brièvement investi mercredi une aile vide de l'hôpital parisien de l'Hôtel-Dieu pour réclamer l'ouverture des parties inoccupées de l'établissement, avant d'en être évacuées. Des personnes seules et des familles avec enfants ont notamment monté des tentes dans un couloir et scandé "Solidarité avec les mal-logés" et "réquisition des logements vides". 

Évacuées par la police. Ces personnes sont restées sur place environ deux heures avant d'être "poussées dehors" par la police, a indiqué Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL. "Il n'y a eu ni violence, ni brutalité" de la part des forces de l'ordre, a-t-il précisé. La préfecture de police de Paris a confirmé que l'évacuation, menée "sur réquisition", s'était déroulée dans le calme. Les militants du DAL et les personnes mal logées entendaient "rappeler au gouvernement, au directeur de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) et au préfet de région qu'il y a de quoi sortir immédiatement de la rue les personnes qui dorment dehors", a déclaré Jean-Baptiste Eyraud.



Appel à la réquisition des logements de l'État. Jean-Baptiste Eyraud estime à 300 le nombre de places à l'Hôtel-Dieu "qui seraient disponibles pour accueillir des sans-abri". Rappelant qu'Emmanuel Macron a dit vouloir "que tout le monde ait un toit", le porte-parole du DAL a appelé le président à "réquisitionner, ouvrir ces locaux hospitaliers vacants dans la capitale et dans toute la France, et également les locaux appartenant à des institutions publiques, à de grandes compagnies : la SNCF, La Poste, l'armée...". Selon Jean-Baptiste Eyraud, "l'État dispose en France de 11 millions de m² de locaux inoccupés, dont 4 millions de m² de logements".