Lutte contre le gaspillage alimentaire : "On a progressé (...) mais tout n'est pas réglé"

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Guillaume Garot, président du Conseil national de l'alimentation, ancien ministre délégué à l'Agroalimentaire, invité lundi sur Europe 1, a dressé un premier bilan de la loi sur le gaspillage alimentaire instaurée il y a un an et demi.

INTERVIEW

Réduire le gaspillage alimentaire de moitié d'ici à 2025, c'est possible ? C'est en tout cas l'objectif de la loi Garot qui oblige les moyennes et grandes surfaces de plus de 400 m² à donner leurs invendus aux associations alimentaires. Un an et demi après sa mise en place, les dons aux associations ont augmenté de plus de 10 %, constate Guillaume Garot, député et président du Conseil national de l'alimentation à l'occasion de la journée nationale contre le gaspillage alimentaire. "C'est un effet très direct de la loi !", se réjouit-il au micro de Raphaëlle Duchemin, lundi sur Europe 1, saluant l'effort des Français et des grandes surfaces : "On a progressé. Tant mieux".

"Tout n'est pas parfait". Mais tout n'est pas encore parfait met en garde l'ancien ministre délégué à l'Agroalimentaire. "Il faut veiller à ce que les dons des grandes surfaces soient de qualité. Les associations de bénévoles ne peuvent pas être considérées comme les centres de tri des grandes surfaces qui viennent se débarrasser de ce qu'elles ne peuvent plus vendre. Il faut être très vigilant là-dessus", souligne-t-il.

Plus de 20 kg par an par personne. D'autant que si cette loi est, selon lui, une étape très importante dans cette lutte anti-gaspi, elle n'a pas tout réglé. Pour Guillaume Garot, changer les comportements passe aussi par l'éducation et l'information. "Ça se fait dès l'école auprès des plus jeunes générations", ajoute le député qui rappelle que le gaspillage représente pour l'heure entre 20 à 30 kg par personne et par an. "Il y a beaucoup de confusion autour des dates de péremption pour le frais, pour les produits secs. C'est notre responsabilité de simplifier ces dates auprès des consommateurs."