Loire : un millier de manifestants contre une prison à Saint-Bonnet-les-Oules

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Loire : un millier de manifestants contre une prison à Saint-Bonnet-les-Oules
Le maire de Saint-Bonnet-les-Oules, Guy Françon a indiqué qu'il refusait "la proposition qui (lui) a été faite jeudi par les services de l'Etat".@ JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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Ils étaient au moins 1.000 dimanche à manifesté contre le projet de construction d'une prison à Saint-Bonnet-les-Oules dans le département de la Loire. 

Environ 1.000 personnes selon la gendarmerie, 1.500 d'après les organisateurs, ont à nouveau manifesté dimanche contre le projet de construction d'une prison à Saint-Bonnet-les-Oules, dans le département de la Loire.

"Non à la prison ici". Accompagnés d'une quarantaine de tracteurs, deux cortèges, partis de Veauche et de Saint-Bonnet-les-Oules, la commune sur laquelle pourrait être construite la maison d'arrêt appelée à remplacer celle, vétuste, de La Talaudière, toujours dans la Loire, se sont rejoints sur le terrain agricole pressenti. Brandissant des banderoles où était écrit "Non à la prison ici", les opposants ont symboliquement planté quelques piquets sur le pourtour du site.

"C'est une charge régalienne". A l'issue de la manifestation, le maire de Saint-Bonnet-les-Oules, Guy Françon (SE) a indiqué à l'AFP qu'il refusait "la proposition qui (lui) a été faite jeudi par les services de l'Etat de leur proposer d'autres sites susceptibles d'accueillir cet établissement". "Les services concernés semblent découvrir que le terrain est inondable et qu'il est traversé par une ligne souterraine de 63.000 volts qu'il faudrait déplacer (...) Je ne veux pas refiler la patate chaude à d'autres. C'est une charge régalienne qui appartient à l'Etat", a-t-il déclaré.

"Cela coûterait une fortune". Le président du collectif d'opposants au projet, Eric Bayard, a renchéri : "Construire un bâtiment sur des pieux ballastés, cela coûte une fortune et il faut compter un million d'euros du kilomètre pour déplacer la ligne haute tension". Le site pressenti étant proche d'une usine classée Seveso, il a également demandé : "Qui portera le chapeau en cas de problème ?". "On demande aux autorités de nous prouver que le site de Saint-Bonnet correspond au terrain présentant le moins d'inconvénients pour la population", a ajouté Eric Bayard. Le 12 novembre, une précédente manifestation avait rassemblé plusieurs centaines de personnes.