"L'objectif de l'abattage rituel, c'est que les bêtes souffrent moins"

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ANIMAUX - Sacha Reingewirtz, président de l'Union des étudiants juifs de France, a défendu jeudi sur Europe 1 les méthodes d'abattage rituelles, actuellement contestées.

INTERVIEW

La fermeture d'un abattoir gardois, épinglé pour mauvais traitement sur les animaux, a relancé le débat autour de la souffrance animale. L'avocat Arno Klarsfeld, invité sur Europe 1 mercredi, a appelé à l'interdiction de l'abattage rituel, estimant que cela nuisait au bien-être animal. Une mauvaise idée, selon Sacha Reingewirtz. Pour le président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), "tout l'objectif de l'abattage rituel est de faire en sorte que les bêtes souffrent le moins possible".

Perte de conscience rapide. Les animaux abattus de façon casher sont égorgées sans être étourdis préalablement. "C'est une section des carotides. En quelques secondes, l'animal perd conscience", a expliqué Sacha Reingewirtz au micro d'Europe 1 jeudi. Selon lui, les bêtes abattues suivant ce rituel "souffrent moins que celles abattues en quantité industrielle dans les abattoirs classiques. Un animal qui aurait trop souffert ne serait pas casher." Le président de l'UEJF a par ailleurs fustigé un débat "instrumentalisé". "Ne faisons pas des juifs et des musulmans les boucs émissaires."

Plus douloureux sans étourdissement. La souffrance animale lors des abattages rituels reste néanmoins pointée du doigt par de nombreuses associations et plusieurs experts. Citant plusieurs sources, notamment vétérinaires, Brigitte Gonthière, porte-parole de l'association L214, a déclaré que "l'abattage sans étourdissement crée plus de souffrance que l'abattage avec étourdissement".