L'interdiction des voitures à essence, "un mouvement enclenché dans la plupart des métropoles occidentales"

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La mairie de Paris a annoncé jeudi qu'elle souhaitait interdire les voitures à essence dans la capitale à horizon 2030, et les voitures diesel en 2024. Une décision qui n'a rien de surprenant selon Ludovic Bu, consultant en transport et mobilité durable.

La mairie de Paris a annoncé jeudi qu'elle souhaitait interdire les voitures à essence dans la capitale à horizon 2030, et les voitures diesel en 2024, pour faire de Paris "une ville neutre en carbone à moyen et long terme". Une décision qui ne surprend en rien Ludovic Bu, consultant en transport et mobilité durable, invité jeudi dans Europe Midi. "C'est quelque chose qui est annoncé depuis 2007, il y a dix ans. C'est un mouvement qui est enclenché dans la plupart des métropoles occidentales. Donc rien de nouveau à cette annonce, si ce n'est qu'elle fait réagir, car c'est symboliquement assez fort".

L'évolution des mobilités doit être pensée. Selon lui, plus que la question de la motorisation, c'est celle de "l'évolution des mobilités" qui doit être pensée afin d'atteindre cet objectif. Le Paris sans voiture d'ici à 2030 est d'autant plus atteignable selon lui que 60 % des Parisiens n'ont pas de voiture. "Politiquement, Anne Hidalgo ne prend pas un risque énorme avec cette annonce. Ses électeurs subissent la place de la voiture en terme de pollution et y compris en terme de bruit. En revanche, il y a encore une vraie problématique d'urbanisme qui n'est pas gérée au niveau de la métropole", ajoute le consultant en transport.