Les riverains de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes n'en peuvent plus

  • A
  • A
Les riverains de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes n'en peuvent plus
ZAD de Notre-Dame-des-Landes
2275 partages

Les riverains de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes sont à bout. Victimes de squatts, de vols, de racket et de menaces, ils réclament l'évacuation du site dans une pétition qu'ils ont lancée.

REPORTAGE

L'angoisse des riverains de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a atteint ses limites. De plus en plus victimes de squatts, de vols, de rackets et de menaces, ils sont à bout et assistent actuellement à une montée en puissance des zadistes qui fourbissent leurs armes pour parer à l'éventualité d'une intervention des forces de l'ordre.

Une pétition a été lancée. Difficile de savoir exactement combien de personnes occupent la ZAD (la "Zone A Défendre") de Notre-Dame des Landes. Mais peu importe leur nombre, ils provoquent la colère des riverains qui habitent à proximité. Ces derniers ont donc décidé de faire circuler une pétition pour demander leur évacuation du site. 

Un enfer. Europe 1 a rencontré un couple qui habite à 300 mètres de la ZAD. Depuis quatre ans, leur vie est un enfer : maison squattée à plusieurs reprises, une dizaine de cambriolages, des zadistes cagoulés et menaçants. Guy et Béatrice viennent donc de lancer une pétition pour réclamer l'évacuation du site en urgence car ils se sentent de plus en plus en insécurité. "Ces gens sont en train de s'armer et de piéger les bois. Ils se préparent à une guérilla, enterrent des bidons de 200 litres de carburant, prêts à être enflammés et ils mettent des pièges avec des pointes sur des planches pour retarder les forces de l'ordre", assure Guy. Qui ajoute : "les bonbonnes de gaz sont empilées par endroit et les extincteurs s'accumulent dans les bois. Ils remplacent la poudre par un liquide inflammable".  Face à cette montée en puissance de la violence, le couple de riverains souhaite que ce climat cesse rapidement. "Ce sont des gens qui sont prêts à tout. On vit dans une zone de non-droit. Il y a des miradors au milieu des routes, des carcasses de voitures volées, des chicanes. On se croirait à Sarajevo ou dans un pays en guerre ! Il faut que cela s'arrête !", explique Guy, visiblement à bout. 

1.400 signatures. Guy et Béatrice ne sont pas seuls dans ce combat contre les zadistes car, en quelques mois, leur pétition a recueilli plus de 1.400 signatures. Et samedi prochain, leur colère pourrait à nouveau exploser puisqu'une manifestation des opposants à l'aéroport Notre-Dame-des-Landes est prévue à Nantes. Des centaines de tracteurs sont attendues.