Les opposants au GCO marquent un point en Alsace

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Les opposants au GCO marquent un point en Alsace
En 2016, des centaines de personnes s'étaient déjà mobilisées contre le grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg. @ AFP
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Le ministère des Transports a ordonné mercredi l'arrêt de travaux de déboisement préparatoires à la future autoroute de contournement de Strasbourg.

Le ministère des Transports, alerté par des opposants à la future autoroute de contournement de Strasbourg, a ordonné mercredi l’arrêt de travaux de déboisement préparatoires au chantier, selon un maire d'une commune concernée. L’ordre de mettre fin à l’opération est intervenu dans la matinée alors que les bûcherons, escortés par les gendarmes, faisaient face à quelques dizaines d’opposant mobilisés pour défendre la forêt de Kolbsheim, une commune située à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Strasbourg.

"Ces arbres devaient être coupés dans le cadre de travaux préparatoires, ce que je trouve inadmissible et incohérent", a déclaré le maire, Dany Karcher, un opposant au projet. L’élu souligne que Vinci, concessionnaire de l’ouvrage, "n’a pas encore l’autorisation pour mener les travaux" et que le CNPN (Conseil national de protection de la nature) vient de rendre un avis défavorable aux mesures environnementales prévues pour réduire l’impact de l’infrastructure. La décision du ministère des transports, qui avait été alerté dans la matinée par la députée La république en marche de la circonscription, Martine Wommer, n’a pas pu être confirmée par la préfecture.

Un projet de 500 millions d'euros bientôt soumis à enquête publique. Long de 24 kilomètres, le projet "Grand contournement ouest" (GCO) avait été abandonné en juin 2012, après l’élection de François Hollande à la présidence de la République, avant d’être relancé l’année suivante dans une configuration à deux fois deux voies contre trois dans la configuration précédente. Cet investissement de 500 millions d’euros, qui est contesté par les écologistes et par les populations des communes traversées, devrait être soumis à enquête publique vers la fin de l’année, ouvrant la voie à un début des travaux en 2018.

Interpellé par les opposants, Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique dont dépend celui des transports, ne s'est pas encore prononcé sur le projet.