Les brebis restent aux Tuileries pour manifester contre les attaques de loups

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Les brebis restent aux Tuileries pour manifester contre les attaques de loups
Des brebis en plein centre de Paris : faute de réponse du ministère de l'Environnement, les éleveurs vont passer la nuit dans le jardin des Tuileries.@ AFP
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Une cinquantaine d'éleveurs et une centaine de brebis qui souhaitent attirer l'attention sur l'augmentation des attaques de loups se sont installés mercredi matin dans le jardin des Tuileries et ont décidé d'y passer la nuit. 

"Le silence du ministère de l'Environnement est inacceptable". Du coup, la cinquantaine d'éleveurs et leurs brebis qui se sont installés dans le jardin des Tuileries mercredi matin, en plein centre de Paris, vont y passer la nuit. Leur but : manifester contre l'augmentation d'attaques de loups, dont leurs troupeaux sont victimes. 

9.000 brebis tuées depuis un an. "L'idée symbolique était de mettre nos brebis dans un endroit où elles ne risquent pas d'être attaquées par le loup, car le territoire des loups s'agrandit", a expliqué Annie Sic, secrétaire nationale en charge du dossier loups. Car depuis un an, 9.000 brebis ont été tuées depuis un an dans 37 départements, selon la Confédération paysanne. Officiellement pourtant, le loup n'est présent que dans 24 départements français.  "Les loups ne sont plus en voie de disparition, c'est l'élevage pastoral qui l'est, car si on est obligé d'enfermer nos troupeaux cela devient de l'élevage industriel", affirme Annie Sic.

Moyens de protection et indemnités en question. Les éleveurs, membres de la Confédération paysanne, ont été reçus dans la matinée par le cabinet du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll et par la secrétaire d'État à la Biodiversité Barbara Pompili. "Notre mobilisation a d'ores et déjà permis d'obtenir un engagement sur le paiement des indemnités à la mise en place des moyens de protection en souffrance depuis 2015. Nous sommes par ailleurs tombés d'accord sur l'utilité des brigades d'intervention afin de cibler les prélèvements (de loups), mais la mise en oeuvre dépend du ministère de l'Environnement", assure le syndicat.

"Stéphane Le Foll a affirmé travailler en lien avec certains de ses collègues européens sur le déclassement des loups (en tant qu'animal en voie de disparition, NDLR) dans la convention de Berne mais là encore ce sont les ministres de l'Environnement qui doivent y travailler", ajoute-t-il.