L'association de défense des animaux L214 dénonce un abattage rituel juif

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L'association de défense des animaux L214 dénonce un abattage rituel juif
Cet abattage rituel juif de poulets a lieu avant la fête de Yom Kippour.@ Capture d'écran Youtube.
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L'association affirme avoir porté plainte suite à des images prises dans la cour d'un centre communautaire juif à Marseille, montrant "des dizaines d'oiseaux égorgés à vif".

L'association de défense des animaux L214 a dénoncé vendredi un abattage rituel juif de poulets ayant lieu avant la fête de Yom Kippour, et a annoncé avoir porté plainte à Marseille contre un centre communautaire après avoir reçu une vidéo montrant le "massacre" de poulets.

Avant Yom Kippour. "L214 a porté plainte en début de semaine auprès du procureur de Marseille. La mise à mort d'animaux dits d'élevage est interdite en dehors d'abattoirs agréés", a affirmé l'association. Le parquet de Marseille n'était pas en mesure de confirmer le dépôt de cette plainte vendredi soir. La fête juive de Yom Kippour, qui a eu lieu le 12 octobre, "est précédée dans certaines communautés orthodoxes d'un rituel (Kapparot) causant la souffrance et l'agonie de centaines de milliers de jeunes oiseaux.

Des dizaines d'oiseaux égorgés à vif. "L214 a reçu des images (...) filmées dimanche 9 octobre, dans la cour d'un centre communautaire juif à Marseille. Elles montrent des dizaines d'oiseaux égorgés à vif, lâchés sans ménagement dans un cône de signalisation retourné, puis jetés à plusieurs mètres de distance", affirme l'association, sur le site de laquelle la vidéo en question est visible.

Un sacrifice "archaïque". "L214 a également écrit au grand rabbin de France, M. Haïm Korsia et au grand rabbin de Marseille, M. Rav Réouven Ohana, pour leur demander de prendre position en faveur des animaux tués lors du Kapparot, de renoncer à ce sacrifice archaïque", ajoute l'association. À coup de vidéos choc, L214 a réussi en quelques mois à imposer dans le débat public le sujet des conditions d'élevage et d'abattage des animaux, derrière un nom qui fait référence à l'article L214 du code rural qui a reconnu pour la première fois en 1976 que les animaux étaient doués de sensibilité.