La "Jungle" de Calais majoritairement située en zone Seveso

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La "Jungle" de Calais majoritairement située en zone Seveso
@ DENIS CHARLET / AFP
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Selon l'AFP, le camp de migrants de Calais est à proximité de deux usines chimiques où sont stockés des produits toxiques.

La majeure partie du bidonville de la "Jungle" de Calais, où vivent à présent entre 5.500 et 6.000 migrants dans des conditions précaires, est située en zone Seveso, selon des documents d'urbanisme consultés lundi par l'AFP. La directive Seveso, adoptée en 1982, impose aux États de l'Union européenne "la maîtrise de l'urbanisation au voisinage des sites industriels à risque".

Stockage de produits toxiques. En raison de sa proximité immédiate avec deux usines chimiques, le camp se trouve exposé à des risques "moyennement" et "faiblement" élevés, selon le dernier Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) datant de 2012. Ces deux usines, exploitées par Synthexim et Interor, à quelque 300 mètres de l'entrée du camp, sont classées "Seveso AS - seuil haut" depuis respectivement 1999 et 2005. La Dreal avait expliqué dans son rapport que "le principal risque lié aux établissements Interor et Synthexim est le risque toxique lié aux stockages et la mise en oeuvre de produits toxiques dans les établissements", ajoutant que "les phénomènes dangereux pouvant se produire sont l'incendie, l'explosion, la perte de confinement à l'origine d'effets thermiques, de surpression et toxiques".

Biodiversité. Le camp informel de migrants proche de la rocade portuaire, formé début 2015 suite à la volonté de la mairie de déplacer les migrants du centre-ville au centre d'accueil de jour Jules Ferry, se trouve également sur un site particulièrement sensible en terme de biodiversité (ZNIEFF), un classement interdisant notamment toute construction. Le gouvernement a prévu la création d'un camp d'habitations en containers sur une partie de cette zone protégée. 

Un nouveau camp avec des containers. Or, le projet du gouvernement annoncé fin août et dont les travaux doivent commencer fin octobre consiste à offrir à 1.500 personnes un logement dans des containers au sein d'un nouveau camp jouxtant le centre d'accueil de jour actuel Jules Ferry (qui prodigue repas et offre 100 couchages pour enfants et femmes). Sa mise en place nécessitera au préalable d'importants travaux pour aplanir un terrain formé de dunes.