"Inspiré" par l'"affaire Théo", un adolescent invente une agression par des policiers

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"Inspiré" par l'"affaire Théo", un adolescent invente une agression par des policiers
L'adolescent a inventé son agression par trois policiers pour les "punir".@ GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Un adolescent a été mis en examen pour dénonciation calomnieuse lundi, après avoir inventé une agression par trois policiers, s'inspirant de "l'affaire Théo".

Il voulait "punir" les policiers : un adolescent de 14 ans, qui s'est dit "inspiré" par l'"affaire Théo", a été mis en examen lundi à Pontoise après avoir accusé à tort trois policiers de l'avoir passé à tabac, a appris l'AFP auprès du parquet, confirmant une information de LCI. L'adolescent avait déclaré avoir été "roué de coups" vendredi à Argenteuil, dans le Val-d'Oise, par trois policiers en civil lors d'un contrôle d'identité, selon une source policière. Il avait décrit "très précisément" les trois agents, dont les signalements correspondaient à ceux de membres de la brigade anticriminalité qui patrouillaient dans cette ville de région parisienne ce jour-là, a expliqué le parquet de Pontoise.

Un hématome et des ecchymoses. Le jeune avait appuyé ses accusations en présentant un certificat médical qui faisait état d'un hématome à l’œil droit et d'ecchymoses sur les jambes et le dos. L'adolescent, dont le témoignage n'avait pas été corroboré, avait ensuite été incapable de reconnaître ses supposés agresseurs, amenant les enquêteurs à douter de sa version. Dimanche, convoqué pour une nouvelle audition, il est finalement revenu sur ses déclarations, expliquant avoir voulu "utiliser l'émotion actuelle pour punir les policiers" et "camoufler auprès de ses parents qu'il s'était retrouvé dans une bagarre", a détaillé le parquet.

Mis en examen pour dénonciation calomnieuse. Les traces de coups provenaient en fait d'une bagarre avec un jeune de sa cité. Selon sa mère, il "avait imaginé les violences policières voulant s'inspirer de l''affaire Théo'", du nom de ce jeune homme de 22 ans hospitalisé après un viol présumé lors d'une interpellation. L'adolescent, présenté lundi à un juge pour enfants à l'issue de sa garde à vue, a été mis en examen pour "dénonciation calomnieuse" et placé sous "liberté préjudicielle", un régime spécifique pour les mineurs, a précisé le parquet.