Inondations : "l'événement coûtera plus de 600 millions d'euros", assure Bernard Spitz

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Inondations : "l'événement coûtera plus de 600 millions d'euros", assure Bernard Spitz
@ GUILLAUME SOUVANT / AFP
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Le président de l'Association française de l'assurance l'assure : le montant de la facture dépassera les 600 millions d'euros. Il livre au passage quelques conseils pour les sinistrés.

Après une semaine d'intempéries, c'est l'heure des comptes. "L'événement est d'ampleur et coûtera plus de 600 millions d'euros" assure Bernard Spitz, le président de l'Association française de l'assurance, qui prévoit d'ores et déjà que le coût de cette vague d'intempéries sera supérieur à celui des inondations des Alpes-Maritimes de l'an dernier. D'autant que l'épisode d'intempéries n'est pas terminé. Il rencontrera lundi matin le Premier ministre, Manuel Valls, pour discuter de la situation. Voici quelques éléments à prendre en compte pour les sinistrés.

  • Souplesse dans les délais de déclarations de sinistres

"Les entreprises d'assurance paieront. Il n'y a pas d'inquiétudes à avoir sur le sujet" rassure le président de l'association française de l'assurance. Si 60.000 dossiers étaient concernés l'année dernière, "il devrait probablement y avoir plus de 100.000" cette fois poursuit l'assureur. La souplesse sera de mise en ce qui concerne les délais de déclarations. "Il n'y a pas des stress à avoir, on comprend bien que les gens sont dans la difficulté. Mais plus tôt vous déclarez, plus tôt vous serez indemnisés", précise le spécialiste. Si de manière réglementaire, les déclarations doivent être effectuées dans les dix jours suivant la publication du décret de catastrophe naturelle, les assureurs seront là plus cléments.

  • Garder les preuves des sinistres

Trois temps sont à prendre en compte selon l'assureur : d'abord sécuriser les biens et les personnes, puis informer son assureur, et enfin accumuler les preuves du sinistre, "notamment en prenant des photos" assure Bernard Spitz. A noter qu'il y aura un seuil à définir - et qui pourra être variable "selon les compagnies" - sous lequel où il n'y aura pas besoin d'experts pour remboursement. Il suffira pour les cas mineurs de présenter des photos, a-t-il ajouté. "Tout le monde sait bien qu'il est difficile de réunir toutes les factures et personne ne s'accroche à ça."

  • Voitures assurées au tiers

Pour ceux qui ne sont qu'assurés au tiers pour leur véhicule, pas de miracle. "Ils ne sont pas couverts dans les cas de catastrophes naturelles. C'est un choix." Certaines municipalités, comme Cannes l'an dernier, pourraient mettre en place des aides pour ceux qui n'auraient pas eu les moyens de s'assurer tous risques. Il n'y aura pas de gestes de la part des assureurs en l'espèce. "Ce ne serait pas juste. Cela voudrait dire que les gens qui payent verraient le produit de leurs cotisations bénéficier à d'autres. Il y a un travail d'équipe à faire entre assureurs, élus et la puissance publique."

  • Les cotisations d'assurance à venir

Avec autant de dossiers de sinistres, faut-il prévoir une augmentation des cotisations à l'avenir ? "Ce n'est pas sur cet incident qu'il y aura la moindre conséquence tarifaire" mais s'il y a une "accumulation des phénomènes climatiques comme d'ailleurs on est en train de l'observer, il y aura à terme une augmentation", conclut Bernard Spitz.