Il fait pousser des fraises sur les toits de Paris : "j'ai créé 9.000 mètres carrés de biodiversité au cœur de la capitale"

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Des fraises, courgettes...en tout 150 variétés de végétaux poussent sur les toits et les murs de Paris de manière écologique selon une technique innovante.

INTERVIEW

Alors que les Etats-Unis se sont détournés de l'accord de Paris, certains, convaincus d'un avenir plus vert, ont d'ores et déjà lancé les initiatives de demain. Yohan Hubert est biologiste et directeur de "Sous les fraises" une start-up écologique, qui fait pousser fruits et légumes et autres végétaux sur les toits et les parois des grandes villes. En pleine semaine du développement durable, il était l'invité de C'est arrivé cette semaine.

Une technique de culture avec chanvre et laine de mouton. L'idée de "Sous les fraises" est de combiner deux "grandes préoccupations du siècle : l'alimentation et l'urbanité. L'un des derniers territoires à conquérir en villes, ce sont les toits, que l'on veut fertiles, accueillants, poétiques", souligne Yohan Hubert. Concrètement, l'agriculture s'adapte à la situation. "Bécher sur une étanchéité" peut engendrer quelques problèmes. "Nous avons mis au point une technique qui permet de cultiver des plantes à la verticale avec de la terre, de la laine de mouton et du chanvre." Les plantes comestibles ou non poussent sans pesticides ni herbicides. 

Variétés rares et oubliées. Aujourd'hui, le biologiste cultive 150 variétés de plantes, "fraises, tomates, courgettes, des fleurs comestibles, des légumes feuilles comme le chou kale, la moutarde brune." Yohan Hubert travaille aussi beaucoup "les variétés rares, anciennes, oubliées, qui ont du goût". Les grands chefs font d'ailleurs partie de ses clients. Cette culture sur toit a aussi le mérite d'attirer les abeilles, notamment celle des toits de l'opéra de Paris. En deux ans, cet agriculteur urbain explique avoir "créé 9.000 mètres carrés de biodiversité au cœur de la capitale. Nous avons des demandes dans de nombreux pays asiatiques, en Amérique du Nord et aux Emirats arabes unis", précise cet agriculteur des villes, volontiers prêt à exporter son agriculture urbaine.