Grève à la SNCF et la RATP : trafic quasi normal attendu mardi

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Grève à la SNCF et la RATP : trafic quasi normal attendu mardi
Les syndicats critiquent notamment un projet de la direction de confier à des entreprises privées l'entretien de certaines petites lignes.@ PATRICK BERNARD / AFP
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La SNCF attend "un impact quasi-nul" sur le trafic ferroviaire de l'appel à la grève lancé pour mardi, avec seulement "des perturbations mineures en Midi-Pyrénées, en Occitanie et en Aquitaine", a indiqué lundi la direction.

Les directions de la SNCF et de la RATP tablent sur un trafic quasi normal voire normal malgré l'appel à la grève lancé par la CGT-Cheminots, Sud-Rail et FO pour mardi, jour de mobilisation interprofessionnelle contre la politique du gouvernement.

La SNCF attend "un impact quasi nul" sur le trafic ferroviaire, avec seulement "des perturbations mineures en Midi-Pyrénées, en Occitanie et en Aquitaine", a indiqué lundi sa direction. À la RATP, la direction a annoncé un "trafic normal" pour mardi.

Le futur statut des cheminots irrite les syndicats. Des appels à la grève ont été lancés à la SNCF et à la RATP par la CGT, SUD et FO, alors que le patron de la SNCF Guillaume Pepy vient de repasser à l'offensive sur le statut des cheminots, ce qui a fait bondir les syndicats. À partir du 1er janvier 2020, en vertu de la réforme ferroviaire, les nouvelles recrues ne seront plus embauchées au statut mais dans un cadre contractuel qui reste à négocier. Dans un entretien publié jeudi dernier par Les Échos, Guillaume Pepy a indiqué que le "nouveau pacte social" de la compagnie ferroviaire concernerait tous les agents, au grand dam des principaux syndicats, qui crient à la "provocation".

Les syndicats ont par ailleurs critiqué vendredi un projet de la direction de confier à des entreprises privées l'entretien de certaines petites lignes, la CGT affirmant que cela coûterait "plus cher", SUD dénonçant de son côté de futures suppressions de postes.

La CGT, FO et Solidaires ont appelé pour mardi à un mouvement interprofessionnel pour protester contre la politique "idéologique" du gouvernement et "la casse des droits collectifs" alors que l'exécutif traverse actuellement une mauvaise passe. Cette date du 9 octobre avait préalablement été choisie par neuf organisations de retraités pour protester contre la revalorisation de leurs pensions, jugées trop faible.