Georges Salines, père d'une des victimes du Bataclan : "mon bien-être ne sera plus jamais complet"

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Aujourd'hui président de  l'association "13 novembre : fraternité et vérité", le père de Lola, tuée au Bataclan, revient sur son deuil et raconte la création de son association. 

INTERVIEW

Il y a deux mois, Lola, la fille de Georges Salines, était assassinée au Bataclan. Aujourd'hui, son père est le président de l'association "13 novembre : fraternité et vérité". Il est revenu sur sa douleur dans la Matinale d'Europe 1 mercredi. 

Vivre son deuil. "Mon bien-être ne sera plus jamais complet", explique d'entrée Georges Salines. "Ma fille ne me parlera plus jamais et ne m'adressera plus jamais un sourire". Le père indique cependant avoir été "aidé" par les nombreuses commémorations qui ont été organisées ces dernières semaines : "le fait de vivre son deuil avec la France entière et peut-être le monde entier, je ne dis pas que c'est un réconfort mais quelque part ça aide", souligne le médecin.

"Nous nous étions pas vraiment parlé". Et c'est justement dans le but de ne pas porter cette douleur tout seul que Georges Salines a créé il y a quelques jours son association : "Nous nous sommes retrouvées, familles de victimes ou blessés, côte à côte aux Invalides, sur les bancs de l'Institut de médecine légale ou dans les salles d'attentes des cellules d'urgence médico-psychologiques, mais nous ne nous étions pas vraiment parlé", raconte-t-il. "Personnellement, j'ai éprouvé le besoin de rencontrer d'autres personnes qui étaient dans mon cas et d'échanger".

Mais au delà de "la fraternité", l'autre mot de cette association c'est "vérité". "On veut absolument être présent dans la manifestation de la vérité sous toutes ses formes et dans tous ses aspects", insiste Georges Salines. Chaque victime notamment se porter partie civile à titre individuelle. Si l'association est trop récente pour se porter partie civile à titre collectif, ce que le père de Lola regrette, elle se propose pour aider les personnes dans la procédure.

>> Retrouvez l'intégrale de l'interview :


Bataclan : "Vivre son deuil avec la France...par Europe1fr