Gare aux extensions de garantie superflues

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Depuis le 18 mars, la garantie légale des appareils électroménagers est de 2 ans. Mais de nombreux vendeurs omettent de transmettre l'information aux consommateurs.

L'information va intéresser ceux qui viennent de s'équiper d'une nouvelle télévision ou d'un réfrigérateur. Depuis le 18 mars, tous les appareils électroménagers sont garantis deux ans au lieu de six mois, conformément à la loi consommation de 2014. Mais la plupart des consommateurs l'ignorent, faute d'information de la part des distributeurs, selon l'UFC-Que choisir, qui a mené l'enquête, à la fois en magasin et en ligne.

Rien d'affiché dans 37% des magasins. "Quel que soit le problème que vous rencontrez avec un appareil dans les deux ans après l'achat, le vendeur doit vous le réparer sans que vous ayez à prouver que le défaut était d'origine", explique Cédric Musso, journaliste à l'UFC-Que choisir. "La loi oblige les vendeurs à informer les consommateurs de cette protection avant l'achat", précise-t-il. "Or, rien n'était affiché dans 37% des magasins que nous avons visités. Et quand on interroge les vendeurs dans les rayons, ceux-ci n'hésitent pas à surpromouvoir des extensions de garantie, bien souvent payantes, par rapport à la garantie légale."

Le distributeur responsable. Il s'agit là d'un "vrai problème", selon Cédric Musso. "La garantie légale, c'est aussi et surtout un enjeu en terme d'environnement. Elle permet d'avancer sur la 'réparabilité', la durabilité des appareils", invoque le journaliste. Il rappelle que cette garantie est valable sur tout l'électroménager, et, qu'en cas de problème, c'est vers le distributeur qu'il faut se retourner. "Quand on a interrogé les vendeurs dans les rayons, on a été étonnés de constater que 27% d'entre eux ignoraient les modalités, voire, pire, donnaient une information au consommateur en lui demandant de se retourner contre le fabricant ou le réparateur agréé", ajoute Cédric Musso. L'UFC-Que choisir appelle le gouvernement à renforcer les contrôles en magasin pour que l'information des consommateurs soit systématique. "Le but ? Que cette garantie soit aussi lisible et visible que, par exemple, l'étiquette énergie", indique Cédric Musso.