Fusillade sur les Champs-Elysées : la Belgique a transmis à la France un avis de recherche

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A deux jours du premier tour de la présidentielle, l'attentat survenu jeudi soir bouleverse la campagne.

"Les policiers ont évité un bain de sang sur les Champs-Elysée", a salué vendredi Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, au micro d'Europe 1. Quelques heures après l'attentat survenu sur les Champs-Elysées, le porte-parole a tenu à rassurer quant à la tenue du premier tour de la présidentielle, dimanche. "Il y aura une mobilisation des forces de l'ordre pour assurer ce rendez-vous démocratique majeur", a déclaré Pierre Henry Brandet. Près de 50.000 policiers et gendarmes seront mobilisés dans le cadre de l'opération Sentinelle.

Doute sur la fiche "S". Alors que le profil de l'assaillant abattu reste entouré d'ombre, le porte-parole de l'Intérieur a refusé de confirmer si l'individu était fiché "S", comme affirmé plus tôt par certains médias. Revendiqué par l'Etat islamique, qui attribue la paternité de l'attentat à un terroriste belge, Pierre-Henry Brandet a annoncé qu'un avis de recherche par les services belges a été effectivement transmis à la France, tout en restant prudent. L'homme signalé par les Belges "est-il lié de près ou de loin à ce qui s'est passé sur les Champs-Elysées? Je ne peux pas vous le dire et en tout cas, il est trop pour le dire, il y a un certain nombre d'informations à vérifier", avait-il indiqué avant d'ajouter: "on ne peut se permettre de fermer aucune porte."

Dès jeudi soir, quelques heures après les faits, une perquisition a été réalisée à Chelles en Seine-et-Marne, chez le titulaire de la carte grise du véhicule qui a servi à l'attaque. Il s'agit d'un Français de 39 ans.