Fusillade mortelle à la burka : huit personnes en garde à vue à Toulouse

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Fusillade mortelle à la burka : huit personnes en garde à vue à Toulouse
(image d'illustration)@ BERTRAND LANGLOIS / AFP
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Le tireur avait agi en juillet 2017 "dissimulé à la vue de sa victime par le port d'une burka" et en utilisant "une poussette pour cacher son arme, vraisemblablement un fusil d'assaut", avait précisé le procureur de la République.

Huit personnes étaient en garde à vue vendredi à Toulouse dans l'affaire d'une fusillade mortelle perpétrée en juillet 2017 dans un quartier sensible de la ville rose par un auteur dissimulé sous une burka, a indiqué une source proche du dossier.

Huit gardés à vue présentés au parquet dans la journée. Les huit gardés à vue, parmi lesquels des femmes, devaient être présentés vendredi après-midi et soir au parquet de Toulouse, selon la même source. "On poursuit nos investigations" sur cette fusillade, au cours de laquelle un homme, condamné pour "trafic de stupéfiants, violences, vol aggravé et port d'arme", avait été tué et sept autres personnes blessées, indique-t-on de même source.

Un fusil d'assaut dissimulé par une poussette. L'attaque était survenue vers 21h30 le 3 juillet dans le quartier de la Reynerie, classé "zone urbaine sensible" et situé dans l'ensemble plus vaste du Mirail, dans le sud-ouest de Toulouse. L'auteur avait agi "dissimulé à la vue de sa victime par le port d'une burka" et en utilisant "une poussette pour cacher son arme, vraisemblablement un fusil d'assaut de type kalachnikov", avait précisé le procureur de la République. "Au moins trente tirs" d'une arme à feu automatique avaient été relevés. Le meurtrier avait ensuite pris la fuite à bord d'un deux-roues de forte cylindrée conduit par un complice. 

"Le dossier est sensible". On ignore si l'auteur des coups de feu figure parmi les personnes gardées à vue. "Le dossier est sensible, il est bien engagé mais il n'est pas terminé", a-t-on ajouté de même source. Le quartier de la Reynerie avait été le théâtre, l'été 2016, de deux règlements de comptes liés au trafic de stupéfiants.