Face aux moustiques-tigres, la mairie mise sur les chauve-souris

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Face aux moustiques-tigres, la mairie mise sur les chauve-souris
La chauve-souris ennemi numéro 1 du moustique-tigre ?
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Le moustique-tigre est particulièrement virulent dans le Lot-et-Garonne. Pour freiner sa prolifération, la ville de Marmande mise...sur les mammifères volants.

Elle souffre souvent encore d'une image négative. Pourtant la chauve-souris pourrait devenir un véritable ami pour les habitants du Sud-Ouest de la France. En témoigne ce chiffre : un seul mammifère volant serait capable d'ingurgiter près de 4.000 moustiques-tigres par jour. La ville de Marmande a ainsi décidé de chouchouter les chiroptères afin de les voir jouer les insecticides naturels. Très présent dans le Lot-et-Garonne, le moustique-tigre, qui véhicule notamment le chikungunya et la dengue, ne pourra vraisemblablement pas être éradiqué mais sa prolifération pourrait être ainsi ralentie. 

100 nichoirs. Depuis un mois, la commune a confié à ses services techniques le soin de mettre en place une centaine d'abris pour chauve-souris. Un prototype a été présenté il y a quinze jours en bureau municipal. Ils visent à apporter protection et chaleur aux mammifères afin qu'ils reviennent en ville. D'après une récente étude présentée par le ministère de l'Environnement, le département aurait l'un des plus forts taux de chauves-souris considérées comme menacées ou quasi menacées d'extinction. 

Bon "timing" ? Il pourrait néanmoins se poser un problème de "timing". Le moustique-tigre agit le jour alors que les chauve-souris sortent la nuit. L’efficacité de cette stratégie naturelle de lutte contre le moustique divise donc les figures locales. "L'été, les chauves-souris sortent quand la luminosité commence à chuter. On les voit d'ailleurs très bien virevolter. C'est le moment où les moustiques-tigres sont très virulents. Nous espérons simplement que les chauves-souris s'approprieront rapidement ces nichoirs », rapporte le maire de Marmande, Daniel Benquet au journal Sud-Ouest. Un conseiller départemental, très impliqué dans cette lutte pense au contraire que les deux espèces ne "feront que se croiser".