Des milliers de bacheliers toujours en attente d'affectation à l'université

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Des milliers de bacheliers toujours en attente d'affectation à l'université
Fin juin, il restait encore 117.000 jeunes sur listes d'attente ; ils sont désormais 86.969 mi-juillet.@ MARTIN BUREAU/AFP
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À l'issue de la troisième vague de réponses de la plateforme APB, près de 87.000 bacheliers ne savent toujours pas où ils iront à la rentrée.

Un peu plus de 30.000 bacheliers sans affectation à l'université ont trouvé une place à l'issue de la troisième vague de réponses de la plateforme d'admission post-bac (APB), selon un communiqué vendredi, mais il en reste encore plusieurs milliers qui ne savent toujours pas où ils iront à la rentrée.

Les uns doivent répondre avant le 19 juillet. Le nombre de formations universitaires obligées d'afficher une liste d'attente faute de places a reculé à 92, indique le ministère de l'Enseignement supérieur. On en décomptait 115 fin juin, à l'issue de la deuxième vague de réponses, un nombre record signe de l'engorgement d'"un système à bout de souffle", selon les mots de la ministre Frédérique Vidal. Les jeunes ont jusqu'au 19 juillet à 14 heures pour répondre à la proposition qui leur est faite sur la plateforme.

Les autres doivent continuer à postuler. Pour ceux qui sont encore en liste d'attente, il faut se tourner vers la procédure complémentaire, ouverte depuis fin juin et toujours sur la plateforme APB. Y sont proposées des places vacantes tout au long de l'été et jusqu'au 25 septembre. Les jeunes doivent donc consulter très régulièrement APB et postuler sans attendre dès qu'une proposition les intéresse.

Près de 87.000 bacheliers toujours en attente. Fin juin, il restait encore 117.000 jeunes sur listes d'attente ; ils sont désormais 86.969 mi-juillet. Parmi eux, 9.726 avaient pourtant placé en premier vœu une filière non sélective, pas en tension et dans leur académie (un vœu qui aurait dû leur garantir une place).

Beaucoup de formations en tension. La première vague de réponses d'APB début juin avait révélé un nombre de formations en tension (avec des demandes supérieures aux capacités d'accueil) bien plus élevé que l'année passée. Une situation qui s'explique par la hausse démographique et la volonté d'un nombre accru de bacheliers de poursuivre des études. Et par un défaut d'orientation pendant les années du lycée, selon les acteurs concernés. Les facs françaises doivent accueillir chaque année quelque 40.000 étudiants supplémentaires, une hausse démographique observée depuis deux ans et qui devrait perdurer jusqu'en 2022. S'ajoutent aux néo-bacheliers les étudiants en réorientation, traités cette année sur un pied d'égalité par rapport aux jeunes ayant obtenu leur bac en 2017.

Négociations à partir de lundi pour redéfinir les modalités d'entrée à la fac. La sélection est interdite en France pour l'entrée à l'université - même si ce principe est mis à mal dans un certain nombre de filières universitaires comme par exemple les double licences. Lorsque les demandes sont supérieures aux capacités d'accueil, les candidats sont alors tirés au sort, un procédé vivement critiqué par l'ensemble des acteurs éducatifs et les étudiants, et que la ministre de l'Enseignement supérieur a promis d'éliminer pour la rentrée 2018. Syndicats étudiants, présidents d'université et représentants du ministère se retrouvent d'ailleurs lundi pour un premier round de négociations afin de redéfinir les modalités d'entrée à la fac.